Un vote serré, mais pas suffisant
La motion de censure déposée par la gauche sans le PS, qui avait le plus de chances d'être adoptée, n'a récolté que 269 voix sur les 288 nécessaires pour faire chuter le gouvernement Lecornu. Un échec relatif, mais qui révèle les fractures politiques profondes de l'Assemblée nationale.
Le 49.3, une arme à double tranchant
Sébastien Lecornu avait promis en octobre de ne pas recourir à l'article 49.3 pour le budget 2026. Une promesse rapidement oubliée face à l'incapacité de son gouvernement à obtenir une majorité. Une stratégie risquée, alors que les motions de censure se multiplient.
La gauche divisée, mais déterminée
La France insoumise, les communistes et les écologistes ont voté massivement pour la motion de censure, dénonçant un budget qui ne répond pas aux urgences sociales.
Des compromis qui ne sont que de la poudre aux yeux, selon leur texte.
Le PS, allié malgré lui du gouvernement
Olivier Faure avait annoncé dès le début que son groupe ne censurerait pas le gouvernement. Une décision critiquée par une partie de la gauche, mais qui a permis d'éviter la chute de Lecornu. Une alliance contre-nature, alors que les divergences idéologiques restent profondes.
Le RN et l'UDR, des opposants opportunistes
Le Rassemblement national et ses alliés de l'UDR ont également déposé une motion de censure, mais avec moins de chances d'aboutir. Leur texte dénonce un budget qui creuse les inégalités et ne répond pas à la crise du pouvoir d'achat.
Les Républicains, entre fidélité et désaccord
Parmi les députés LR, seule une poignée a soutenu la motion de gauche. Laurent Wauquiez avait appelé à ne pas faire tomber le gouvernement, jugant la situation internationale trop instable. Une position pragmatique, mais qui laisse perplexe sur la cohérence de la droite.
Un budget qui divise, un gouvernement fragilisé
L'échec des motions de censure confirme l'adoption de la partie recettes du budget, mais le gouvernement devra de nouveau engager sa responsabilité sur les dépenses, puis sur l'ensemble du texte. Un bras de fer politique qui s'annonce long et tendu.
La suite des événements
Les prochains jours promettent de nouvelles motions de censure, alors que le gouvernement tente de faire passer son budget. Une situation qui pourrait affaiblir durablement Sébastien Lecornu, déjà critiqué pour son recours au 49.3.