Un budget sous tension
Vendredi 16 janvier 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté une nouvelle version du budget 2026, marquée par des concessions face aux pressions politiques. Dans un contexte de crise des finances publiques et de divisions au sein de la majorité, le gouvernement tente d'éviter un recours au 49.3, une option qui risquerait de provoquer une motion de censure.
Des mesures sociales pour apaiser les tensions
Le texte révisé inclut plusieurs mesures sociales destinées à rassembler. La prime d'activité sera revalorisée de 50 euros en moyenne pour 3 millions de ménages, une mesure saluée par la gauche. Le gel du barème de l'impôt sur le revenu est abandonné, évitant une hausse des prélèvements pour les contribuables. Par ailleurs, l'abattement fiscal pour les retraités, initialement menacé, est maintenu, une concession à la droite.
La gauche salue des avancées, mais reste prudente
Jérôme Guedj, député PS de l'Essonne, a salué ces annonces :
L'intervention du Premier ministre correspond à plusieurs de nos attentes. Nous avons prouvé notre ouverture au compromis, au nom des classes populaires et du pouvoir d'achat.Cependant, les socialistes restent méfiants face aux options budgétaires restantes.
Deux scénarios pour l'adoption du budget
Alors qu'un vote classique semble impossible, le gouvernement envisage deux solutions : le 49.3, qui déclencherait une motion de censure, ou les ordonnances, un outil jamais utilisé sous la Ve République. Cette dernière option, bien que risquée, permettrait d'imposer le budget sans vote, mais fragiliserait davantage le gouvernement.
Un contexte politique explosif
Cette crise budgétaire s'inscrit dans un climat de guerre des droites et de crise de la démocratie locale. Face à une opposition fragmentée mais déterminée, le gouvernement doit naviguer entre concessions et fermeté. Les prochaines semaines seront cruciales pour éviter un blocage institutionnel.