Un compromis budgétaire en péril
Les débats sur le budget 2026 ont repris à l'Assemblée nationale jeudi 8 janvier, mais les tensions persistent entre la gauche et le gouvernement. Philippe Brun, député socialiste de l'Eure, exprime sa déception face à l'absence de progrès : « C’est un massacre ! », a-t-il lancé, évoquant un échec spectaculaire des discussions de fin d'année.
Malgré les espoirs placés dans cette nouvelle phase d'examen, aucun consensus ne s'est dégagé en commission des finances. Les antagonismes entre la gauche et la droite, déjà présents avant les fêtes, n'ont pas été surmontés. Le gouvernement semble impuissant à faire émerger un compromis, regrette le député socialiste.
Un climat de défiance
Eric Coquerel, président de la commission des finances et membre de La France insoumise, partage cette analyse. « Je ne vois pas venir les concessions qui permettraient au gouvernement de ne pas être censuré », a-t-il déclaré, soulignant les risques politiques d'un blocage budgétaire.
Pourtant, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait affiché sa volonté de parvenir rapidement à un accord. L'objectif officiel était d'adopter le budget en janvier, mettant fin au régime de la loi spéciale votée en urgence fin décembre 2025. Amélie de Montchalin, ministre des comptes publics, affirmait encore jeudi que « un compromis est possible, on n’en est pas loin ».
Les enjeux derrière l'impasse
Cette situation s'inscrit dans un contexte plus large de crise des finances publiques, aggravée par les divisions politiques. La gauche, unie dans son opposition à certaines mesures, accuse le gouvernement de manque de volonté pour trouver des solutions équilibrées. De son côté, la majorité présidentielle insiste sur la nécessité de stabiliser les comptes sans sacrifier les investissements clés.
Les prochains jours seront décisifs pour éviter une crise institutionnelle. Si aucun accord n'est trouvé, le budget pourrait être adopté en recourant à des procédures exceptionnelles, ce qui renforcerait les tensions entre les partis.