Un budget sous haute tension
Alors que les débats parlementaires sur le budget 2026 reprennent, les tensions politiques s'intensifient. Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, a affirmé que "tout est sur la table", y compris la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, une mesure soutenue par le Parti socialiste (PS) et le ministre de l'Économie, Roland Lescure.
La surtaxe, un compromis possible ?
La surtaxe, écartée par le Sénat lors du premier examen du texte, pourrait devenir un point de compromis entre la majorité et l'opposition. "Les discussions sont en cours, et rien n'est tabou", a souligné Naïma Moutchou, rappelant l'urgence d'adopter un budget pour les territoires d'Outre-mer, notamment Mayotte et la Nouvelle-Calédonie.
Le 49.3, une option toujours envisageable
Interrogée sur l'utilisation possible du 49.3, la ministre a botté en touche, insistant sur la nécessité de "donner la chance au dialogue". Pourtant, selon des sources proches du gouvernement, Emmanuel Macron pousserait Sébastien Lecornu à recourir à cette mesure si les négociations échouent.
"Si ce n'est pas la voie naturelle du vote par le Parlement, il y a la possibilité de déclencher le 49.3", a-t-elle concédé.
Les socialistes, un obstacle majeur
Contrairement au projet de loi sur la Sécurité sociale, où les socialistes ont clairement annoncé leur opposition, le budget 2026 pourrait bénéficier d'une abstention en cas de motion de censure. Jérôme Guedj, député PS de l'Essonne, a toutefois critiqué la poursuite de la loi spéciale, estimant que "ça n'a que trop duré".
Un contexte politique explosif
Alors que la crise des finances publiques s'aggrave, le gouvernement doit composer avec une opposition divisée mais déterminée. La droite et l'extrême droite, quant à elles, accusent le pouvoir d'affaiblir la souveraineté industrielle française, un sujet sensible dans un contexte de tensions européennes.