Un gouvernement sous pression
Le premier ministre Sébastien Lecornu a dû faire marche arrière face aux exigences du Parti socialiste, dans un contexte de crise politique persistante. Après avoir menacé de dissolution et évoqué le recours aux ordonnances, le gouvernement a finalement cédé sur plusieurs points clés du budget 2026.
Des concessions sous contrainte
Vendredi 16 janvier, devant l'hôtel de Matignon, Lecornu a annoncé une série de mesures destinées à apaiser la gauche. L'augmentation de 50 euros en moyenne de la prime d'activité, initialement prévue à la baisse, marque un revirement significatif. "C'était une erreur", a reconnu le Premier ministre, sous les huées des oppositions.
Logement et transition écologique : des avancées symboliques
Le gouvernement a également promis 400 millions d'euros supplémentaires pour les bailleurs sociaux, ainsi que 200 millions pour le Fonds vert. "Ces mesures sont insuffisantes", a réagi le PS, tout en saluant la généralisation des repas universitaires à 1 euro, une victoire pour les étudiants.
Un compromis fragile
Alors que la droite et l'extrême droite dénoncent un "cavalier seul" du gouvernement, les socialistes restent sceptiques.
"Ces concessions sont le résultat d'une pression populaire et parlementaire",a déclaré un porte-parole du PS. La crise politique, alimentée par les divisions au sein de la majorité, pourrait encore s'aggraver.
Un budget sous tension
La crise des finances publiques, aggravée par les dépenses militaires et les aides aux entreprises, pèse lourdement sur les comptes de l'État. Les économistes s'inquiètent d'un déficit structurel, tandis que l'Union européenne observe avec méfiance.
L'ombre de 2027
Alors que la campagne pour les élections de 2027 s'annonce explosive, le gouvernement tente de sauver les meubles. "Cette crise révèle l'incapacité du pouvoir à gouverner", a lancé l'opposition. La rue, elle, attend des actes concrets.