Un budget adopté sous tension
Dans un climat politique explosif, le Premier ministre Sébastien Lecornu a fait adopter le budget 2026 en recourant à deux fois au 49.3, malgré ses promesses initiales de renoncer à cet outil controversé. Les motions de censure du Rassemblement national (RN) et de La France insoumise (LFI) ont été rejetées, mais l'opposition dénonce une dérive autoritaire.
Des motions de censure sans lendemain
La motion de censure de LFI, soutenue par 269 députés, a échoué de justesse face aux 288 voix nécessaires. Celle du RN, moins suivie, n'a recueilli que 142 suffrages. L'absence de soutien du Parti socialiste (PS) et des modérés a scellé l'échec de ces tentatives.
Lecornu justifie son recours au 49.3
Devant l'Assemblée, le Premier ministre a défendu sa décision :
"Quand le débat ne permet plus de conclure, quelqu'un doit assumer."Il a insisté sur le caractère ultime de cet outil, tout en reconnaissant son impopularité. Une posture qui contraste avec les critiques acerbes de l'opposition.
L'opposition en colère
Éric Coquerel (LFI) a fustigé un "coup de force", tandis que Marine Le Pen a dénoncé une "trahison du pacte solennel" avec le Parlement. La députée du RN a même exigé la démission du gouvernement, accusé d'impuissance.
Un budget adopté sous haute surveillance
Après un passage au Sénat, le texte devrait revenir à l'Assemblée pour un troisième 49.3 avant sa promulgation début février. Une procédure qui illustre les difficultés d'un gouvernement sans majorité stable.
Un contexte politique explosif
Cette crise budgétaire s'inscrit dans un paysage politique tendu, marqué par la montée des extrêmes et les divisions au sein de la majorité présidentielle. Les partis d'opposition, bien que divisés, semblent déterminés à exploiter cette faille pour 2027.