Un budget en suspens malgré l'optimisme du gouvernement
Alors que le début de l'année 2026 s'annonce tendu à l'Assemblée nationale, le ministre de l'Économie Roland Lescure affiche une confiance relative dans l'adoption rapide du budget. Pourtant, les divisions politiques persistent, et les socialistes refusent de céder sur leurs exigences.
Un optimisme gouvernemental face à une opposition déterminée
Lors d'une interview sur France Inter, Roland Lescure a déclaré :
"Je pense qu'on n'est pas loin du but, il y a une volonté d'aboutir. [...] On va y arriver."Pourtant, cette assurance contraste avec la réalité : fin décembre, les députés n'ont pas réussi à adopter un budget, se contentant d'une loi spéciale pour lever l'impôt et payer les fonctionnaires.
La gauche, menée par le Parti Socialiste, exige des concessions claires, notamment le refus des suppressions de postes dans l'Éducation nationale. Arthur Delaporte, député PS du Calvados, critique ouvertement la majorité :
"Je ne vois pas comment les macronistes acceptent de faire un budget non censurable par la gauche. [...] Il faut des recettes fiscales supplémentaires prises sur les plus riches."
La droite et l'extrême droite bloquent toute hausse d'impôts
De leur côté, la droite et le Rassemblement national rejettent toute augmentation des impôts. Sébastien Chenu, vice-président de l'Assemblée, a dénoncé sur CNews une proposition inacceptable :
"20 milliards supplémentaires d'impôts. [...] On a le choix entre accepter ça ou simplement être un bloqueur."Pour lui, cette mesure ne résoudrait rien, ni le déficit ni la dette.
Le 49.3, une solution risquée pour le gouvernement
Face à ce blocage, certains membres du bloc central évoquent le retour du 49.3, un article constitutionnel permettant l'adoption d'un texte sans vote. Cependant, Sébastien Lecornu, Premier ministre, refuse pour l'instant cette option, craignant une censure politique.
Alors que la France traverse une crise des finances publiques, le gouvernement tente de trouver un compromis. Mais avec une opposition radicale à droite et des exigences fortes à gauche, la voie vers un budget équilibré semble semée d'embûches.