Un procès en appel qui divise
Alors que s'ouvre le procès en appel de Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires européens, François-Xavier Bellamy, chef de file des Républicains au Parlement européen, a exprimé des réserves sur l'exécution provisoire de la peine d'inéligibilité prononcée contre la présidente du Rassemblement national.
"Être au pouvoir ne doit jamais vous garantir de ne pas avoir à rendre des comptes devant la justice, au moment où c'est nécessaire. Être dans l'opposition non plus."
L'eurodéputé républicain a souligné l'importance du respect strict du droit par les juges, tout en critiquant l'application immédiate de la peine sans effet suspensif de l'appel. Une position qui pourrait alimenter les tensions entre la justice et les forces politiques.
La colère des agriculteurs face au Mercosur
François-Xavier Bellamy a également pris la défense des agriculteurs français, dont 350 tracteurs ont envahi Paris pour manifester contre l'accord entre l'UE et le Mercosur, qui doit être signé samedi au Paraguay.
"C'est unique dans notre histoire. La France était la première puissance agricole d'Europe, la deuxième au monde. Elle est aujourd'hui à terre, et c'est cela qui doit tous nous mobiliser."
L'élu républicain a affirmé son opposition à cet accord, tout en rejetant la responsabilité de la crise agricole sur les gouvernements successifs, pointant du doigt les politiques de François Hollande et d'Emmanuel Macron.
Une critique acerbe du pouvoir en place
Dans un contexte de tensions politiques croissantes, François-Xavier Bellamy a multiplié les attaques contre la majorité présidentielle, accusant le gouvernement Lecornu II de négliger les intérêts des agriculteurs et des territoires.
"Le drame qui a tué l'agriculture française ne s'appelle pas Mercosur, il s'appelle François Hollande et Emmanuel Macron", a-t-il déclaré, illustrant la radicalisation du débat politique à quelques mois des élections de 2027.
Un contexte de crise multidimensionnelle
Cette intervention intervient dans un climat de crise agricole persistante, de tensions institutionnelles et de polarisation politique, alors que la France se prépare à des échéances électorales cruciales.
Les déclarations de Bellamy pourraient renforcer les divisions au sein de la droite, alors que le Rassemblement national et La France Insoumise cherchent à capitaliser sur le mécontentement populaire.