Un dimanche politique chargé pour Maud Bregeon
Dimanche 8 février 2026, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, était l'invitée du "8h30 franceinfo". Entre la démission de Jack Lang, les enjeux énergétiques et les critiques du Medef, son intervention a marqué un nouveau chapitre dans la communication gouvernementale.
Jack Lang et l'affaire Epstein : une démission inévitable ?
Face aux révélations sur ses liens avec Jeffrey Epstein, l'ancien ministre de la Culture Jack Lang a présenté sa démission de la présidence de l'Institut du monde arabe (IMA). Maud Bregeon a qualifié cette décision de "souhaitable" et "intenable" dans le contexte actuel.
"Il n’y avait pas d’alternative", a-t-elle déclaré, soulignant que le Quai d'Orsay et l'Élysée avaient "pris acte" de cette démission. La procédure de désignation d'un successeur est désormais engagée, mais l'affaire pourrait relancer le débat sur l'éthique en politique.
Énergies renouvelables : le gouvernement maintient le cap
Alors que le ministre de la Transition énergétique Sébastien Lecornu prépare la signature de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), Maud Bregeon a réaffirmé l'engagement du gouvernement en faveur des énergies renouvelables.
"Le président de la République a été le premier à dire que nous avions besoin tant du nucléaire que des énergies renouvelables sans jamais opposer l’un à l’autre."
Cette position s'inscrit dans une stratégie globale visant à réduire la dépendance énergétique de la France, notamment face aux tensions géopolitiques avec la Russie et la Chine.
Le patronat en colère : le gouvernement répond aux critiques
Le président du Medef, Patrick Martin, avait dénoncé dans Le Parisien des "promesses non tenues" dans le budget 2026. Maud Bregeon a vivement contesté ces accusations, rappelant que la fiscalité reste stable pour 99,9% des entreprises.
"Non, ce n'est pas un budget de matraquage fiscal pour les entreprises", a-t-elle insisté, promettant que la Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) n'augmentera pas en 2026.
Cette défense du budget gouvernemental intervient alors que la France fait face à une crise des finances publiques et que les critiques de l'opposition, notamment de la droite et de l'extrême droite, se multiplient.
Un gouvernement sous pression
Alors que la France se prépare pour les élections de 2027, le gouvernement doit naviguer entre les attentes des entreprises, les enjeux écologiques et les scandales politiques. La démission de Jack Lang pourrait alimenter les critiques sur la crise des vocations politiques, tandis que les tensions avec le patronat risquent de s'intensifier.
Dans ce contexte, la stratégie des partis pour 2027 prend une dimension cruciale, avec une gauche qui cherche à capitaliser sur les promesses écologiques et sociales, tandis que la droite et l'extrême droite tentent de mobiliser contre les politiques gouvernementales.