Un drame évitable qui interroge sur la sécurité maritime
Le 21 mai 2025, Benjamin, huit ans, perdait la vie dans un accident de bateau près d'Arcachon. Le jeune garçon, pratiquant la voile sur un petit dériveur, a été percuté par un pêcheur sous l'emprise de cannabis et de cocaïne. Ce drame, qui a profondément marqué la région, relance aujourd'hui le débat sur la sécurité en mer et la lutte contre les stupéfiants.
Une initiative législative pour éviter de nouveaux drames
Mardi 3 février 2026, Cédric Mano, le père de la victime, et la députée Sophie Panonacle, interpelleront le ministre de l'Intérieur à l'Assemblée nationale. Leur demande ? La mise en place de contrôles systématiques d'alcoolémie et de stupéfiants en mer, ainsi que la création d'une infraction spécifique d'homicide maritime, sur le modèle de l'homicide routier.
Un arsenal juridique insuffisant
"L'objectif est de donner aux forces de l'ordre l'arsenal juridique suffisant pour éviter de tels drames", souligne Cédric Mano. Aujourd'hui, les contrôles en mer restent rares, alors que les accidents liés à la consommation de substances psychoactives sont en hausse. Une situation d'autant plus préoccupante que le gouvernement Lecornu II peine à répondre aux attentes des citoyens en matière de sécurité.
Un enjeu de santé publique et de sécurité collective
Ce drame s'inscrit dans un contexte plus large de crise de la sécurité en France, où les politiques publiques semblent défaillantes face aux nouvelles formes de dangers. La consommation de drogues en milieu maritime, souvent sous-estimée, révèle un angle mort des dispositifs de prévention.
Un symbole de l'impunité des puissants ?
Le pêcheur impliqué, testé positif au THC et à la cocaïne, a été mis en examen pour homicide involontaire aggravé. Pourtant, les associations de victimes dénoncent un traitement trop laxiste des infractions liées aux stupéfiants en mer. "Pourquoi la mer serait-elle un espace de non-droit ?", s'interroge un collectif de familles de victimes.
Un combat pour une justice plus équitable
Cette affaire rappelle les luttes menées par les associations de victimes pour une justice plus équitable, notamment face aux infractions liées aux stupéfiants. En France, où la consommation de drogues reste un problème de santé publique, les contrôles en mer pourraient sauver des vies.
Un appel à la responsabilité collective
Au-delà des mesures législatives, ce drame appelle à une prise de conscience collective. Les citoyens, les élus et les forces de l'ordre doivent travailler ensemble pour faire de la mer un espace sûr pour tous, notamment pour les enfants.