Exfiltration d'Amine Kessaci : une affaire qui révèle les failles de la sécurité en France

Par Camaret 06/02/2026 à 13:20
Exfiltration d'Amine Kessaci : une affaire qui révèle les failles de la sécurité en France

Exfiltration d'Amine Kessaci : des soupçons de surveillance soulignent les failles de la sécurité en France. Une affaire politique qui interroge.

Une enquête ouverte après l'exfiltration d'un militant anti-narcotrafic

Jeudi soir, Amine Kessaci, figure marseillaise de la lutte contre le narcotrafic, a été exfiltré d'un meeting à Aix-en-Provence. Une décision prise par précaution après des soupçons de surveillance, selon une source proche du dossier.

Des surveillances inquiétantes

Les forces de l'ordre ont reçu un signalement indiquant que les déplacements du militant étaient suivis de près. Une hypothèse évoquée : la présence d'une balise sur l'un des véhicules du cortège policier. Cependant, aucune preuve concrète n'a été trouvée à ce stade.

"Aucun projet criminel n'est matérialisé", précise une source policière.

Malgré l'absence de menace directe, les services de protection ont jugé nécessaire d'évacuer Amine Kessaci, candidat sur la liste de Benoît Payan à Marseille. Une décision qui interroge sur l'efficacité des dispositifs de sécurité en France, alors que la crise de la sécurité s'aggrave.

Un contexte politique tendu

Amine Kessaci bénéficie d'une protection policière depuis l'assassinat de son frère Mehdi, le 13 novembre dernier. Une tragédie qui a marqué les esprits et souligné les lacunes des politiques publiques en matière de lutte contre le narcotrafic.

Alors que le gouvernement Lecornu II tente de rassurer sur la sécurité des citoyens, cette affaire rappelle les promesses non tenues. La gauche dénonce une droitisation des politiques sécuritaires, tandis que l'extrême droite instrumentalise ces faits pour alimenter sa rhétorique.

L'enquête a été confiée à la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) à Marseille. Une affaire à suivre de près, alors que les tensions montent dans le pays.

À propos de l'auteur

Camaret

Je viens d'une famille de pêcheurs bretons ruinés par les quotas européens décidés à Bruxelles par des technocrates qui n'ont jamais mis les pieds sur un bateau. J'ai vu mon père pleurer le jour où il a dû vendre sa licence. Cette injustice m'habite encore. Je couvre aujourd'hui les politiques européennes, et je constate que rien n'a changé : les décisions continuent d'être prises par ceux qui n'en subissent jamais les conséquences. Je me bats pour que la voix des territoires soit enfin entendue

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Commentaires (3)

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S

Solstice

il y a 2 semaines

Franchement, c'est pas la première fois qu'on voit ce genre de faille. Déjà en 2015 avec les attentats, on avait vu des lacunes similaires. Le problème, c'est que les moyens suivent jamais les discours...

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M

max-490

il y a 2 semaines

Ah, encore une affaire qui va alimenter les théories du complot pendant 6 mois avant de tomber dans l'oubli... Les services de renseignement ont-ils vraiment besoin de ça ?

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C

Corte

il y a 2 semaines

@max-490 Exactement. Et pendant ce temps, les vrais problèmes de sécurité, personne n'en parle.

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