Une enquête ouverte après l'exfiltration d'un militant anti-narcotrafic
Jeudi soir, Amine Kessaci, figure marseillaise de la lutte contre le narcotrafic, a été exfiltré d'un meeting à Aix-en-Provence. Une décision prise par précaution après des soupçons de surveillance, selon une source proche du dossier.
Des surveillances inquiétantes
Les forces de l'ordre ont reçu un signalement indiquant que les déplacements du militant étaient suivis de près. Une hypothèse évoquée : la présence d'une balise sur l'un des véhicules du cortège policier. Cependant, aucune preuve concrète n'a été trouvée à ce stade.
"Aucun projet criminel n'est matérialisé", précise une source policière.
Malgré l'absence de menace directe, les services de protection ont jugé nécessaire d'évacuer Amine Kessaci, candidat sur la liste de Benoît Payan à Marseille. Une décision qui interroge sur l'efficacité des dispositifs de sécurité en France, alors que la crise de la sécurité s'aggrave.
Un contexte politique tendu
Amine Kessaci bénéficie d'une protection policière depuis l'assassinat de son frère Mehdi, le 13 novembre dernier. Une tragédie qui a marqué les esprits et souligné les lacunes des politiques publiques en matière de lutte contre le narcotrafic.
Alors que le gouvernement Lecornu II tente de rassurer sur la sécurité des citoyens, cette affaire rappelle les promesses non tenues. La gauche dénonce une droitisation des politiques sécuritaires, tandis que l'extrême droite instrumentalise ces faits pour alimenter sa rhétorique.
L'enquête a été confiée à la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) à Marseille. Une affaire à suivre de près, alors que les tensions montent dans le pays.