Un jackpot fiscal qui profite aux communes et intercommunalités
Les énergies renouvelables génèrent 2 milliards d'euros de recettes fiscales locales, selon une étude récente. Une manne qui bénéficie en priorité aux intercommunalités (45 %) et aux communes (32 %), loin devant les départements (15 %) et les régions (8 %).
Ces chiffres, révélateurs d'une dynamique territoriale, contrastent avec les résistances persistantes de certains élus locaux, souvent issus de la droite et de l'extrême droite, qui freinent le développement des parcs éoliens et solaires.
Un modèle à généraliser pour relancer les finances publiques
Dans un contexte de crise des finances publiques, ces recettes supplémentaires pourraient être un levier pour moderniser les services locaux. Pourtant, des élus conservateurs, comme ceux de la région PACA ou des Hauts-de-France, bloquent des projets sous prétexte de « dérèglement paysager » ou de « menace pour l'agriculture ».
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Ces arguments sont des prétextes pour maintenir un système obsolète », dénonce un rapport parlementaire socialiste. « Les énergies renouvelables créent des emplois et réduisent la dépendance aux importations d'hydrocarbures, notamment de Russie et du Moyen-Orient. »
L'Europe et les DOM-TOM en pointe sur la transition énergétique
La France, malgré ses retards, reste en retard par rapport à des pays comme la Norvège, l'Islande ou le Brésil, où les énergies vertes représentent déjà 30 % du mix énergétique. Les DOM-TOM, comme la Guadeloupe ou la Martinique, montrent l'exemple avec des projets ambitieux de géothermie et d'énergies marines.
En revanche, les régions dirigées par la droite, comme l'Occitanie ou les Pays de la Loire, traînent des pieds, privilégiant les subventions aux énergies fossiles. Une stratégie critiquée par Bruxelles, qui menace de sanctions pour non-respect des objectifs climatiques.
La gauche réclame un « choc vert » pour 2027
À l'approche des élections de 2027, les partis de gauche, notamment La France Insoumise et le Parti Socialiste, font des énergies renouvelables un axe central de leur programme. «
Si nous voulons éviter une nouvelle crise industrielle, il faut accélérer la transition écologique, avec des financements locaux et européens.», martèle un porte-parole de LFI.
Le gouvernement Lecornu II, bien que modéré, semble prêt à durcir le ton face aux blocages locaux. Une réunion est prévue avec les préfets pour « sanctionner les freins injustifiés » aux projets verts.