Un engagement symbolique dans les quartiers nord
Lundi 26 janvier 2026, Amine Kessaci, militant écologiste et figure de la lutte antidrogue, a officialisé sa candidature aux municipales marseillaises sur la liste du maire sortant Benoît Payan. Une annonce faite dans un lieu chargé de sens : l’Après M, un ancien McDonald’s reconverti en « fast social food » par la municipalité, au cœur des quartiers nord.
Une vitrine nationale contre le narcotrafic
« Je veux faire de Marseille une vitrine nationale de la lutte contre le narcotrafic », a déclaré le jeune homme de 22 ans à l’AFP. Son engagement s’inscrit dans un contexte personnel douloureux : la perte de son frère Brahim, impliqué dans le trafic, et de son petit frère Mehdi, victime d’un possible « crime d’intimidation » en novembre dernier.
Une coalition de gauche face à l’extrême droite
Amine Kessaci rejoint une liste éclectique, du PS aux communistes, sous l’égide de Benoît Payan. Une alliance stratégique alors que le Rassemblement National, en pleine ascension, place la sécurité au cœur de sa campagne. « La peur ne peut pas nous gagner », avait déclaré Payan après l’assassinat de Mehdi, lors d’un rassemblement de plus de 6 000 personnes.
Sécurité renforcée et approche globale
Depuis les faits, Amine Kessaci vit sous haute protection policière. Il prône une « approche globale » : retour de la police de proximité, renforcement des services publics et amélioration des transports pour « désenclaver les cités ». Une vision en phase avec les attentes des quartiers nord, souvent oubliés.
Un militant devenu figure nationale
Déjà candidat aux législatives en 2024, il avait frôlé la victoire face à la députée RN Gisèle Lelouis. Son livre, Marseille essuie tes larmes, retrace son parcours dans les quartiers défavorisés. Son association, Conscience, agit dans les banlieues déshéritées pour soutenir les familles touchées par le trafic.
Un symbole pour la gauche face à l’extrême droite
Alors que le RN affiche ses ambitions à Marseille, la présence d’Amine Kessaci sur la liste de Payan envoie un message fort. « Je ne me tairai pas », insiste-t-il, incarnant une gauche déterminée à reprendre le terrain perdu face à l’extrême droite.