Un débat clivant qui divise la France
Alors que le gouvernement Lecornu II tente de boucler un quinquennat marqué par les crises, le débat sur la fin de vie revient à l'Assemblée nationale en deuxième lecture, ce lundi 16 février. Un sujet qui, malgré les retards parlementaires, pourrait bien devenir la seule réforme ambitieuse d'Emmanuel Macron avant 2027.
Un consensus fragile sur les soins palliatifs
Si le texte sur les soins palliatifs fait largement consensus, celui sur le droit à l'aide à mourir cristallise les tensions. Les défenseurs du projet, comme la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet, espèrent une adoption définitive avant l'été, malgré l'opposition farouche du Sénat.
Une majorité morcelée face à un enjeu de société
La réforme, lancée en 2022, a été malmenée par l'instabilité politique et la dissolution de 2024. Pourtant, avec une majorité fragile mais déterminée, le gouvernement mise sur un vote solennel le 24 février pour sceller ce droit controversé.
L'objectif est de retrouver l'équilibre trouvé en première lecture, avec 305 voix pour et 199 contre,explique Olivier Falorni, rapporteur du texte.
La droite et l'extrême droite en ordre de bataille
À droite, les opposants au texte, souvent proches des positions de la Hongrie ou de la Pologne, dénoncent une dérive eugéniste. De son côté, l'extrême droite, inspirée par les discours de Marine Le Pen, instrumentalise le sujet pour mobiliser ses troupes en vue de 2027.
Un enjeu européen et international
Alors que des pays comme la Norvège ou le Canada ont déjà légalisé l'aide à mourir, la France hésite encore. Le gouvernement Lecornu II, sous pression des associations de patients, tente de concilier éthique et modernité. Une réforme qui pourrait marquer l'histoire sociale française, selon les observateurs.