Fin des privilèges à vie : 48 policiers et chauffeurs retirés aux anciens ministres

Par BlackSwan 02/01/2026 à 07:19
Fin des privilèges à vie : 48 policiers et chauffeurs retirés aux anciens ministres

Fin des avantages à vie pour les anciens ministres : 48 policiers et chauffeurs retirés. Une réforme controversée dans un contexte de crise des finances publiques.

Un tournant dans la gestion des avantages post-fonction

Depuis le 1er janvier 2026, 24 policiers et 24 chauffeurs ont été retirés aux anciens Premiers ministres et ministres de l'Intérieur, marquant une rupture avec une tradition jugée dépassée par le gouvernement Lecornu II. Cette mesure, annoncée en septembre dernier, s'inscrit dans une volonté affichée de moderniser les dépenses publiques.

Une rationalisation controversée

Les anciens Premiers ministres, comme Jean-Marc Ayrault ou François Fillon, ont reçu une lettre officielle leur notifiant la fin de ces avantages à vie. Pour les anciens ministres de l'Intérieur, 13 officiers de sécurité et 13 conducteurs ont été libérés de leurs fonctions.

L'objectif poursuivi n'est pas la suppression de toute protection, mais la rationalisation de l'usage des dispositifs existants
, explique le ministère de l'Intérieur.

Des mesures jugées insuffisantes par l'opposition

Si le gouvernement justifie cette réforme par une exigence de cohérence et de bonne gestion des ressources publiques, l'opposition de gauche salue cette avancée, tandis que la droite et l'extrême droite dénoncent une atteinte aux symboles républicains. Certains estiment que cette mesure ne va pas assez loin, notamment en période de crise des finances publiques.

Des protections désormais limitées dans le temps

Les anciens Premiers ministres bénéficieront désormais d'une voiture avec chauffeur pendant dix ans, contre une durée illimitée auparavant. Quant à la protection policière, elle sera limitée à trois ans pour les anciens chefs de gouvernement et à deux ans pour les anciens ministres de l'Intérieur. Passé ce délai, toute protection sera conditionnée à l'existence de menaces avérées, évaluées par les services spécialisés.

Des exceptions qui alimentent le débat

Certains anciens Premiers ministres, comme Edouard Philippe, candidat à la présidentielle, conservent une protection, justifiée par leur notoriété et les risques potentiels qui y sont associés. Cette exception a suscité des critiques, notamment de la part des partisans d'une égalité républicaine.

Un symbole fort dans un contexte de crise

Cette réforme intervient alors que la France fait face à une crise de la souveraineté industrielle et à une crise des finances publiques. Pour le gouvernement, il s'agit de montrer l'exemple en matière de rigueur budgétaire, tout en adaptant les dispositifs de protection aux réalités contemporaines.

À propos de l'auteur

BlackSwan

Le Brexit, Trump, les Gilets jaunes : les experts n'ont rien vu venir. Normal, ils vivent dans une bulle parisienne déconnectée du pays réel. Moi, je passe mon temps sur le terrain, dans les villages abandonnés par les services publics, dans les quartiers populaires oubliés des politiques. C'est là que se prépare le prochain séisme électoral. La colère monte, et elle est légitime. Les élites feraient bien d'écouter au lieu de mépriser. Mon travail est de leur tendre un miroir.

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Commentaires (2)

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Tirésias

il y a 2 heures

Encore une réforme qui va faire du bruit... Et après ? Les anciens ministres vont-ils vraiment se mettre à prendre le métro comme tout le monde ? J'en doute. Bref, on verra dans 6 mois.

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H

Hermès

il y a 57 minutes

@tiresias Tu as raison de souligner le côté symbolique, mais c'est surtout une question de finances publiques. Selon les chiffres, ces avantages coûtaient environ 10 millions d'euros par an. Une économie non négligeable dans un contexte de déficit.

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