Un recul du gouvernement sous la pression syndicale
Alors que la grève des médecins libéraux entre dans sa deuxième semaine, le gouvernement a annoncé un recul significatif sur deux mesures phares du projet de loi contre les fraudes. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a confirmé sur France Inter le retrait de l'obligation pour certains médecins d'avoir des quotas d'arrêts maladie, une mesure jugée inacceptable par les syndicats.
Des concessions insuffisantes pour les syndicats
Pourtant, les syndicats restent prudents. Jérôme Marty, président de l'UFML (Union Française pour une Médecine Libre), a tempéré les annonces gouvernementales :
"Tout est fragile aujourd'hui, des paroles vont plutôt dans le bon sens sur un certain nombre d'articles, mais des paroles aux actes, il y a une marge."
Le gouvernement a également renoncé à la possibilité pour l'Assurance-maladie de fixer unilatéralement les tarifs de certains actes médicaux. Une victoire symbolique pour les professionnels de santé, mais qui ne suffit pas à calmer la colère.
Un mouvement qui pourrait reprendre de plus belle
Les syndicats exigent des engagements fermes et non de simples déclarations. Marty s'interroge sur la capacité du gouvernement à tenir ses promesses, évoquant la fragilité actuelle de l'exécutif. "Ce qui est certain, c'est que ces lois votées pourraient faire redémarrer un mouvement fort."
Un contexte politique tendu
Cette crise intervient dans un contexte de crise des vocations politiques, où les professionnels de santé dénoncent un manque de dialogue et une bureaucratie envahissante. Les médecins libéraux, déjà en première ligne face à la crise des finances publiques, craignent une aggravation de leurs conditions de travail.
La suite du mouvement en suspens
Les syndicats attendent une lettre officielle et un communiqué de presse avant de décider de la poursuite ou non du mouvement. "On va recevoir ce jour une lettre et un communiqué de presse, et ensuite on communiquera sur la suite du mouvement." a déclaré Marty.
Un gouvernement sous pression
Le gouvernement Lecornu II, déjà affaibli par les critiques de l'opposition, doit désormais faire face à une mobilisation persistante. La gauche a saisi l'occasion pour dénoncer une gestion autoritaire des réformes, tandis que l'extrême droite accuse le pouvoir de céder aux pressions syndicales.