François Hollande, l'anti-Glucksmann, mise sur son expérience
En ce début d'année 2026, François Hollande entretient l'espoir d'une candidature présidentielle, porté par un regain d'influence au sein du Parti Socialiste (PS). Redevenu député de la Corrèze, il incarne une alternative à la stratégie d'Olivier Faure, actuel premier secrétaire du parti, qui négocie avec le gouvernement Lecornu tout en rompant définitivement avec Jean-Luc Mélenchon.
Un retour en grâce relatif
Si Hollande a retrouvé une certaine audience, les sondages restent impitoyables : 6,5 % d'intentions de vote, loin derrière Raphaël Glucksmann (12,5 %) et même Olivier Faure (5,5 %). Pourtant, l'ancien président croit en sa « bonne étoile », une philosophie politique qu'il résume par sa fameuse théorie du « trou de souris ».
La méthode Hollande vs. Glucksmann
Alors que Glucksmann travaille dans l'ombre sur un projet politique ambitieux, Hollande privilégie une approche terrain, multipliant les rencontres sur les marchés, les débats universitaires et les cérémonies officielles. Une stratégie de proximité qui rappelle les méthodes de la « popote à l'ancienne », avec une communication axée sur les selfies et les images de proximité.
Les défis d'une candidature
Pour Hollande, une présidentielle est avant tout une « affaire de circonstances ». Dans un contexte marqué par la menace russe, la crise agricole et la montée de l'extrême droite, son expérience pourrait jouer en sa faveur. Cependant, la division de la gauche et la pression pour éviter un scénario 2017 (où il avait renoncé pour ne pas affaiblir le camp progressiste) pourraient le contraindre à renoncer.
Un contexte international tendu
La France, sous la présidence d'Emmanuel Macron et le gouvernement Lecornu, fait face à des défis majeurs : tensions avec les États-Unis, crise des relations franco-africaines et montée des populismes en Europe. Dans ce contexte, Hollande mise sur son bilan international pour se démarquer, notamment face à une droite divisée et une extrême droite en progression.
La gauche en quête de leadership
Alors que le PS tente de se reconstruire, la gauche radicale, incarnée par Mélenchon, peine à se rassembler. Glucksmann, en perte de vitesse après un débat raté face à Éric Zemmour, pourrait voir son ascension freinée. Hollande, lui, mise sur son optimisme et son réseau pour convaincre les militants et les électeurs.
« Les circonstances ne font pas l’homme, elles le révèlent seulement à lui-même. » — Marc Aurèle
Une citation qui résonne particulièrement pour Hollande, qui sait que son destin politique dépendra autant de ses choix que des aléas de la campagne.