Une réforme immobilère de l'État relancée malgré les obstacles
La réforme de la politique immobilière de l'État, portée par la droite et le centre, connaît un nouveau rebondissement. Après des années de tergiversations, le projet, suspendu puis censuré, pourrait enfin aboutir sous le gouvernement Lecornu II.
Un projet controversé relancé de force
Porté par le député Renaissance Thomas Cazenave, le texte vise à mettre fin aux locaux gratuits pour les administrations. Initialement intégré au budget 2025, il avait été censuré par le Conseil constitutionnel pour vice de procédure. Face à cet échec, Cazenave a déposé une proposition de loi spécifique, soutenue par 140 députés, dont des socialistes.
Un débat politique tendu
Le texte sera examiné en commission des finances mercredi 14 janvier, puis en séance plénière le 27. « C’est une réforme bonne pour l’État, pour l’économie et le climat », assure Cazenave. Mais l’opposition de gauche dénonce une mesure anti-sociale, tandis que l’extrême droite y voit une « privatisation déguisée » du patrimoine public.
Un enjeu financier et écologique
Le gouvernement Lecornu II défend ce projet comme une nécessité face à la crise des finances publiques. « L’État ne peut plus se permettre de maintenir des bâtiments inutilisés ou délabrés », argue un proche du Premier ministre. Les écologistes saluent quant à eux une mesure favorable à la transition énergétique, bien que certains pointent un manque d’ambition.
Un contexte politique chargé
Alors que la stratégie des partis pour 2027 s’intensifie, cette réforme pourrait servir de test pour la majorité.
« Si elle passe, ce sera un succès pour la droite ; si elle échoue, ce sera un échec pour le gouvernement », analyse un observateur politique.
Des précédents problématiques
Plusieurs réformes similaires ont échoué par le passé, notamment sous la présidence Macron. La droite accuse la gauche d’avoir bloqué ces projets, tandis que la gauche dénonce une logique de privatisation. « L’État doit rester propriétaire de ses biens, pas les brader », martèle un député insoumis.
Un débat qui dépasse les clivages
Malgré les oppositions, le texte pourrait bénéficier d’un soutien transpartisan. Des socialistes modérés y voient une occasion de moderniser la gestion publique, tandis que des écologistes y adhèrent pour des raisons environnementales. « C’est une réforme de bon sens, mais elle doit être encadrée », tempère une sénatrice EELV.