JO 2026 : L'Ukraine humiliée, la neutralité sportive en crise face à la guerre

Par Mathieu Robin 13/02/2026 à 08:09
JO 2026 : L'Ukraine humiliée, la neutralité sportive en crise face à la guerre

Disqualifié pour un casque hommage aux victimes ukrainiennes, un athlète relance le débat sur la neutralité sportive aux JO 2026. La France et l'UE sous pression.

Un casque symbole de résistance, une disqualification qui fait scandale

Alors que les Jeux Olympiques d'hiver de Milan-Cortina battent leur plein, un nouvel épisode vient alimenter le débat sur la neutralité politique dans le sport. Un athlète ukrainien a été disqualifié pour avoir arboré sur son casque les portraits de sportifs ukrainiens tués dans la guerre contre la Russie. Une décision qui relance la question : faut-il adapter les règles du CIO pour permettre aux athlètes de s'exprimer face aux crimes de guerre ?

La neutralité sportive, un principe contesté

La charte olympique impose une stricte neutralité politique, un principe souvent critiqué comme un outil de censure. « Le sport ne doit pas être un refuge pour l'apolitisme quand des vies sont en jeu », dénonce un observateur. Cette affaire rappelle celle de l'athlète américaine Tommie Smith en 1968, dont le salut noir avait marqué l'histoire. Aujourd'hui, dans un contexte de guerre en Ukraine, la pression pour une réforme s'intensifie.

La France et l'Europe dans le viseur

Le gouvernement Lecornu II, bien que discret sur le sujet, pourrait être poussé à prendre position. Emmanuel Macron, souvent perçu comme un défenseur des valeurs démocratiques, pourrait soutenir une évolution des règles. « L'Union Européenne doit montrer l'exemple », estime un diplomate. À l'inverse, certains craignent que cette affaire ne serve de prétexte à des instrumentalisations politiques, notamment de la part de l'extrême droite.

Les réactions internationales divisées

La Norvège et le Canada ont exprimé leur soutien à l'athlète ukrainien, tandis que la Russie et la Chine ont défendu le respect des règles olympiques.

« Le sport doit rester un espace de paix, pas de propagande »
, a déclaré un porte-parole russe, une position rejetée par les défenseurs des droits humains.

Un débat qui dépasse le sport

Cette affaire illustre les tensions entre liberté d'expression et neutralité institutionnelle. Alors que la guerre en Ukraine entre dans sa quatrième année, le CIO se retrouve sous pression pour adapter ses principes. « Le silence n'est plus une option », affirme un militant des droits de l'homme.

Reste à savoir si les Jeux de 2026 marqueront un tournant ou un nouveau recul face aux enjeux géopolitiques.

À propos de l'auteur

Mathieu Robin

Cofondateur de politique-france.info, je vous présente l'actualité politique grâce à mon expertise sur les relations France-Europe.

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Commentaires (8)

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GameChanger

il y a 1 semaine

Ah, la belle hypocrisie du sport international. On fait semblant de croire que les JO sont apolitiques, mais tout le monde sait que c'est faux. Bref, on va encore faire comme si de rien n'était.

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Zénith

il y a 1 semaine

Le CIO préfère protéger ses sponsors que ses athlètes. Point.

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Borrégo

il y a 1 semaine

Le CIO a peur de la Russie ?

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Raphaël63

il y a 1 semaine

@borrego Exactement ! Et c'est ça le vrai problème. Le CIO est en train de devenir un outil de diplomatie, pas un organisme sportif. Du coup, on va vers quoi ? Des JO où les athlètes doivent porter des masques pour ne pas offenser Poutine ?

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Etchecopar

il y a 1 semaine

Nooooon mais sérieux ??? Ils ont osé disqualifier un athlète pour un casque hommage ??? C'est quoi cette mentalité ??? Franchement, le CIO est en mode 'on s'en fout des victimes'...

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Tirésias

il y a 1 semaine

Bon... encore une polémique qui va faire les choux gras des médias. Franchement, on sait tous que le sport est politique, mais on fait semblant de l'ignorer. Comme d'hab.

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Eva13

il y a 1 semaine

La neutralité sportive est un principe noble, mais comment l'appliquer dans un contexte de guerre ? L'histoire nous montre que le sport a souvent été un outil politique, comme lors des JO de Berlin en 1936. La question n'est pas tant de savoir si le CIO a tort ou raison, mais de comprendre jusqu'où on peut dissocier sport et politique.

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julien-sorel-3

il y a 1 semaine

@eva13 Tu as raison sur le principe, mais est-ce que le CIO a vraiment les moyens d'imposer cette neutralité ? Et surtout, est-ce que ça vaut le coup de sacrifier des athlètes pour une illusion de neutralité ?

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