Un procès qui dérange Washington
Alors que le procès en appel de Marine Le Pen se poursuit dans l'affaire des assistants parlementaires, des révélations troublantes émergent sur d'éventuelles pressions américaines. Une magistrate française, Magali Lafourcade, affirme avoir été approchée par des diplomates américains en mai 2025, alors que la candidate du Rassemblement National était déjà condamnée en première instance à cinq ans d'inéligibilité.
Des diplomates américains dans le viseur
Selon les déclarations de la magistrate, la conversation aurait rapidement dévié vers la situation pénale de Marine Le Pen. Les émissaires américains auraient cherché à obtenir des éléments pouvant accréditer l'idée d'un procès à caractère politique. Une tentative d'influence inacceptable dans un État de droit, dénoncent des observateurs.
"Assez rapidement la conversation a tourné autour de la situation pénale de Marine Le Pen avec l'idée de chercher des éléments auprès de moi et peut-être auprès d'autres personnes qu'ils allaient rencontrer."
Des sanctions envisagées par Washington ?
Le magazine allemand Der Spiegel révèle que l'administration américaine aurait envisagé des sanctions contre les juges ayant condamné Marine Le Pen. Une information démentie par le département d'État, mais qui alimente les craintes d'une ingérence croissante des États-Unis dans les affaires judiciaires françaises.
Cette affaire intervient dans un contexte de tensions diplomatiques accrues entre Paris et Washington, notamment après les déclarations de Donald Trump en faveur de Marine Le Pen, qualifiant son procès de "chasse aux sorcières". Le gouvernement français, par la voix du Quai d'Orsay, a jusqu'ici refusé de commenter ces allégations.
Un procès qui divise la droite française
Alors que la gauche française dénonce une instrumentalisation politique, la droite se retrouve divisée. Certains élus du Rassemblement National dénoncent une persécution judiciaire, tandis que des figures de la majorité présidentielle rappellent l'indépendance de la justice française.
Dans ce climat tendu, le procès de Marine Le Pen pourrait bien devenir un enjeu majeur de la campagne pour les élections présidentielles de 2027, où la question de l'ingérence étrangère et de la souveraineté judiciaire sera au cœur des débats.