L'Institut du monde arabe sous le feu des critiques : Anne-Claire Legendre promet un « renouveau » après l'affaire Epstein

Par Apophénie 18/02/2026 à 09:28
L'Institut du monde arabe sous le feu des critiques : Anne-Claire Legendre promet un « renouveau » après l'affaire Epstein

Anne-Claire Legendre prend la tête de l'Institut du monde arabe après le scandale Epstein. Promesses de transparence et modernisation, mais les critiques persistent.

Un nouveau départ sous haute surveillance

Anne-Claire Legendre, diplomate proche d'Emmanuel Macron, prend les rênes de l'Institut du monde arabe (IMA) dans un contexte explosif. Elle succède à Jack Lang, contraint de démissionner après la révélation de ses liens avec le milliardaire américain Jeffrey Epstein, symbole d'un scandale qui a entaché la réputation de l'institution.

« Redonner confiance » ou opération de communication ?

Dans une interview accordée à France Inter, la nouvelle présidente affiche des ambitions claires : « Cette institution aujourd'hui, ce qu'on veut pour elle, c'est non seulement redonner de la confiance, mais surtout d'appuyer son rayonnement », déclare-t-elle. Une promesse qui sonne comme un aveu : l'IMA traverse une crise de légitimité, aggravée par des questions persistantes sur sa gestion financière et ses ressources humaines.

Un audit sous contrôle gouvernemental

Pour rassurer, Anne-Claire Legendre annonce un audit mené par l'Inspection générale des affaires étrangères. Une mesure saluée par la gauche, mais perçue comme insuffisante par les opposants, qui dénoncent un manque de transparence structurel. « Je crois qu'on doit la transparence au public », insiste-t-elle, tout en reconnaissant que « ce n'est pas le cas aujourd'hui ».

La question épineuse des salaires

Le sujet des rémunérations relance le débat sur l'éthique des institutions culturelles. Jack Lang percevait un salaire brut mensuel de 9 250 euros, un montant jugé exorbitant par certains, d'autant que son prédécesseur, Renaud Muselier, n'était pas rémunéré. Anne-Claire Legendre, elle, assume : « Je n'ai pas personnellement de rente qui me permette d'exercer un métier sans pouvoir recevoir de salaire ». Une position qui pourrait alimenter les critiques sur le manque de rigueur budgétaire dans un contexte de crise des finances publiques.

Un enjeu politique et culturel

L'IMA, pilier du dialogue entre l'Europe et le monde arabe, se retrouve au cœur d'un débat plus large sur le rôle des institutions culturelles dans la diplomatie française. Alors que la droite et l'extrême droite multiplient les attaques contre le « wokisme » et le « multiculturalisme », la gauche défend un modèle ouvert, en phase avec les valeurs européennes. Un équilibre fragile, alors que la France s'efforce de préserver son influence face aux puissances autoritaires comme la Russie ou la Chine.

Vers une modernisation sous surveillance

La nouvelle présidente promet une modernisation profonde, mais les défis sont immenses. Entre la nécessité de rassurer les financeurs et de reconquérir le public, l'IMA devra prouver qu'il peut incarner une vision progressiste sans tomber dans les travers du passé. Un défi d'autant plus crucial que l'institution est observée de près par les partenaires internationaux, notamment les pays du Maghreb et du Moyen-Orient, où la France cherche à renforcer ses alliances.

À propos de l'auteur

Apophénie

Les conflits d'intérêts gangrènent notre démocratie et personne n'en parle. Des ministres qui pantouflent dans le privé, des lobbies qui rédigent les lois, des hauts fonctionnaires qui naviguent entre cabinets ministériels et conseils d'administration. Je traque ces connexions, je les documente, je les expose. On m'accuse parfois de complotisme – l'insulte facile pour discréditer ceux qui posent des questions gênantes. Mais les faits sont têtus. Et ils incriminent notre belle République.

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Commentaires (5)

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GameChanger

il y a 2 jours

Ce qui est marrant, c’est que tout le monde parle de transparence, mais personne ne demande des comptes sur les anciens dirigeants. Bizarre, non ?

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A

Alain27

il y a 2 jours

@gamechanger exactement !!! moi j’ai travaillé dans un musée y’a 5 ans, et c’était déjà la galère avec les subventions. Du coup, ça m’étonnerait qu’ils changent grand chose...

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A

Ainhoa

il y a 2 jours

Promesses en l’air, comme d’hab. On verra dans 6 mois.

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T

Trégastel

il y a 2 jours

Un « renouveau » ? Avec le même système ? Mdr.

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E

Etchecopar

il y a 2 jours

@tregastel-2 sérieux ??? t’es trop cynique là !!! moi j’y crois un peu, genre elle a l’air sincère nooooon ???

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