Logement social : la droite sabote la mixité sociale, Macron reste silencieux

Par SilverLining 13/02/2026 à 11:06
Logement social : la droite sabote la mixité sociale, Macron reste silencieux

La loi SRU, pilier du logement social, est affaiblie par des maires et un gouvernement complice. Mixité sociale en danger, 10,5 millions de Français menacés.

Un pilier républicain menacé

Instaurée en 2000, la loi Solidarité et Renouvellement Urbains (SRU) visait à garantir une mixité sociale dans les villes françaises. Son article 55 imposait aux communes de plus de 1 500 habitants en Île-de-France et 3 500 ailleurs d'accueillir au moins 20 % de logements sociaux, un seuil porté à 25 % en 2013 face à l'explosion des prix du marché privé.

Pourtant, aujourd'hui, la moitié des maires concernés ne respectent pas cette obligation légale, tandis que le gouvernement Lecornu II semble fermer les yeux. « La loi SRU a permis la construction de 2 millions de logements sociaux, mais son application est aujourd'hui sabotée par des élus locaux », déplore un rapport parlementaire.

Une stratégie d'exclusion ciblée

Les critiques pointent du doigt une stratégie délibérée d'exclusion des populations modestes et immigrées. En diluant les obligations de logements sociaux dans des dispositifs comme le « logement abordable », certains élus parviennent à contourner la loi sans en avoir l'air.

« Le logement social n'est pas un privilège, mais un droit. Le laisser se dégrader, c'est accepter la ségrégation urbaine »

Un affaiblissement progressif

Depuis 2017, les aides publiques au logement social ont été réduites, fragilisant un secteur qui accueille pourtant 10,5 millions de Français. 70 % des ménages y sont éligibles, des enseignants aux artisans, en passant par les travailleurs sociaux.

Pourtant, le gouvernement semble privilégier les intérêts des promoteurs privés. « La notion de 'logement abordable' est un leurre : elle permet de remplacer les HLM par des logements intermédiaires, aux loyers bien plus élevés », dénonce une fédération de locataires.

Un enjeu démocratique

Alors que la crise du logement s'aggrave, cette politique d'abandon du logement social renforce les fractures territoriales. Dans un contexte de montée des tensions sociales, le gouvernement Lecornu II est accusé de laisser faire les maires les plus conservateurs, au détriment de l'idéal républicain de mixité.

Face à cette situation, les associations demandent une mobilisation européenne, car la France n'est pas la seule touchée par ce recul social. « L'Union européenne doit protéger les droits sociaux fondamentaux, y compris dans le logement », plaide une ONG basée à Bruxelles.

À propos de l'auteur

SilverLining

On me demande souvent comment je garde espoir face au désastre politique actuel. Ma réponse est simple : je vois ce qui se passe sur le terrain. Des citoyens qui s'organisent, des collectifs qui naissent, des alternatives qui émergent. La politique ne se résume pas aux jeux de pouvoir parisiens. Partout en France, des gens refusent la résignation et inventent autre chose. C'est cette France-là que je documente, celle qui ne fait jamais les gros titres mais qui prépare le monde d'après.

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Commentaires (9)

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Ingénieur perplexe

il y a 6 jours

Le problème profond, c'est que le logement social est devenu un enjeu électoral. Les maires de droite savent que leurs électeurs ne veulent pas de HLM près de chez eux, donc ils contournent la loi. Et le gouvernement, lui, ne veut pas froisser son électorat bourgeois. Bref, tout le monde est content... sauf les gens qui ont besoin d'un toit.

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Avoriaz

il y a 1 semaine

Nooooon mais sérieux ??? 10,5 millions de Français menacés et Macron il dit RIEN ??? Lol il est où son grand projet de société ???

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Poséidon

il y a 1 semaine

Comme d'hab, on fait semblant de s'indigner mais rien ne change. La mixité sociale, c'est bon pour les discours, pas pour les actes.

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Ben_440

il y a 1 semaine

En Suède, ils ont un système de quotas stricts pour le logement social. Résultat : 17% de logements sociaux contre 15% en France. La différence ? Une volonté politique réelle. Chez nous, c'est toujours 'on va faire mieux la prochaine fois'...

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Éditorialiste anonyme

il y a 1 semaine

Bon, encore un article qui dénonce sans proposer de solution. La loi SRU est mal appliquée ? Surprise. Le gouvernement est complice ? Étonnant. Et après ?

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Eguisheim

il y a 1 semaine

Perso, j'ai vu des HLM se transformer en résidences privées dans ma ville. Les maires disent 'on manque de place', mais c'est juste une question de volonté politique. J'ai essayé de me battre en conseil municipal, mais pfff...

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Sentinelle républicaine

il y a 1 semaine

La droite sabote, Macron ferme les yeux. Et après on s'étonne que les gens ne croient plus en la politique...

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Trégor

il y a 1 semaine

La loi SRU est un outil essentiel pour la cohésion sociale, mais son affaiblissement progressif montre bien la priorité donnée aux intérêts locaux sur l'intérêt général. Comment peut-on parler de mixité sociale quand les maires de droite refusent systématiquement leurs obligations ? Et où est la voix du gouvernement sur ce sujet ?

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Raphaël63

il y a 1 semaine

@tregor Exactement ! Et en plus, ces maires savent très bien que le gouvernement ne les sanctionnera pas. C'est une stratégie politique assumée. Mais du coup, qui va défendre les 10,5 millions de Français menacés ?

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