Lyon en ébullition : la mort de Quentin Deranque embrase la campagne municipale

Par Anadiplose 20/02/2026 à 19:13
Lyon en ébullition : la mort de Quentin Deranque embrase la campagne municipale
Photo par Hassan Anayi sur Unsplash

La mort de Quentin Deranque à Lyon plonge la campagne municipale dans le chaos, révélant les fractures politiques et sociales de la France.

Une campagne municipale sous tension

La mort de Quentin Deranque, militant nationaliste, lors d'affrontements avec des groupes d'extrême gauche, a profondément perturbé la campagne des élections municipales à Lyon. Cet événement tragique, survenu le 14 février, a déclenché une vague de réactions politiques et sociales, révélant les fractures persistantes au sein de la société française.

Une marche-hommage controversée

Une marche en hommage à Quentin Deranque est prévue pour ce samedi 21 février, après avoir été autorisée par la préfecture du Rhône. Cependant, cette initiative suscite de vives polémiques. Le maire écologiste sortant, Grégory Doucet, a appelé à son interdiction, craignant des troubles à l'ordre public. "Il n'est pas encore le moment de réunir des milliers de personnes qui viendraient, semble-t-il, de toute la France, de toute l'Europe, avec les risques de troubles à l'ordre public que cela représente."

Les réactions politiques divisées

Les principaux candidats à la mairie de Lyon ont tous annoncé qu'ils ne participeraient pas à cette marche. Olivier Faure, président du Parti socialiste, craint "une guerre civile", tandis que Manuel Bompard, de La France Insoumise, dénonce "une démonstration fasciste". De son côté, Alexandre Dupalais, candidat du Rassemblement National, accuse les groupes d'extrême gauche d'être responsables de la mort de Quentin Deranque.

La stratégie de dédiabolisation du RN

Jordan Bardella, président du Rassemblement National, a demandé aux cadres du parti de ne pas participer à la marche, afin d'éviter toute association avec les groupes d'ultradroite attendus. Cette décision s'inscrit dans la stratégie de dédiabolisation du parti, visant à se distancier des franges les plus radicales.

Les alliances en question

La mort de Quentin Deranque a également relancé le débat sur les alliances politiques. Jean-Michel Aulas, favori des élections, a proposé d'afficher le portrait de Quentin Deranque sur la façade de l'hôtel de ville, une demande refusée par la mairie. Cette polémique interroge sur les futures alliances entre les écologistes et La France Insoumise, alors que le Parti socialiste a déjà admis la possibilité de rares alliances avec le parti de Mélenchon.

Un contexte politique explosif

À moins d'un mois des élections municipales, les conséquences politiques de la mort de Quentin Deranque sont difficiles à mesurer. La campagne lyonnaise se déroule dans un climat de tension, où les enjeux locaux se mêlent aux divisions nationales. Les candidats doivent désormais naviguer entre leur positionnement politique et les attentes des électeurs, dans un contexte marqué par la montée des violences politiques.

À propos de l'auteur

Anadiplose

J'en ai assez du journalisme tiède qui ménage la chèvre et le chou. Pendant des années, j'ai regardé mes confrères s'autocensurer par peur de déplaire aux annonceurs ou aux politiques. J'ai décidé d'écrire ce que je pense vraiment, sans filtre. La concentration des médias aux mains de quelques milliardaires me révolte. La précarisation de ma profession me met en colère. Mais c'est précisément cette colère qui me pousse à continuer. Chaque article est un acte de résistance contre la pensée unique

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Commentaires (7)

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G

Geoffroy de Hyères

il y a 57 minutes

Mouais... On va encore nous servir du 'plus jamais ça' jusqu'aux élections, et après ? Bof.

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A

Alexis_767

il y a 2 heures

Ce qui est frappant, c'est comment cet événement révèle les fractures idéologiques. La gauche et la droite se renvoient la balle au lieu de chercher des solutions. Et les Lyonnais dans tout ça ?

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B

Buse Variable

il y a 1 heure

@alexis-767 Franchement, les Lyonnais s'en foutent. Ils veulent juste que ça s'arrête.

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I

Ironiste patenté 2022

il y a 2 heures

Nooooon mais sérieux ??? Ils vont encore nous faire le coup du 'tous unis' pour gagner des voix... Pfff

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F

Flo-4

il y a 3 heures

Un mort de plus, des promesses en moins. Bref, la politique comme on l'aime.

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Z

Zénith

il y a 4 heures

Lyon brûle, la politique aussi. La France n'a plus que des pyromanes aux commandes.

3
K

Kaysersberg

il y a 3 heures

@zenith T'es un peu dur là non ? Même si c'est vrai que les politiques en profitent pour enflammer les débats...

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