Un drame politique qui secoue la France
La mort de Quentin D., un jeune étudiant de 23 ans, a plongé Lyon dans un climat de tension extrême. L’agression mortelle, survenue jeudi en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à l’IEP de Lyon, a déclenché une vague d’indignation et de violences politiques.
Des circonstances troubles et une enquête en cours
Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour « coups mortels aggravés » et « violences aggravées », évoquant des circonstances particulièrement graves : réunion, usage d’arme et visage dissimulé. L’avocat de la famille, Me Fabien Rajon, dénonce un « guet-apens méthodiquement préparé » par des individus organisés et armés, suggérant un acte prémédité.
Un contexte de violences politiques exacerbées
Selon le collectif identitaire Némésis, Quentin faisait partie d’un service d’ordre chargé de protéger des militantes lors d’une manifestation. Une vidéo montre l’une d’elles projetée à terre, suivie d’une poursuite par un groupe d’une trentaine d’antifas. Quentin aurait été lynché à coups de pied, selon les témoignages.
Des accusations croisées et des tensions politiques
Némésis affirme avoir reconnu parmi les agresseurs un collaborateur du député LFI Raphaël Arnault, membre dissous de la Jeune Garde. Arnault a condamné la violence, tandis que Rima Hassan a nié toute implication de son service d’ordre. La famille de Quentin, elle, insiste sur son engagement non violent.
Réactions politiques et appel au calme
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a appelé à renforcer la vigilance autour des rassemblements politiques. Emmanuel Macron a dénoncé un « déferlement de violence inouï », tandis que Jean-Luc Mélenchon a mis en garde contre les représailles. Plusieurs permanences LFI ont été dégradées dans la nuit.
Un hommage national en préparation
Un rassemblement en mémoire de Quentin est prévu dimanche place de la Sorbonne à Paris. La France, déjà en proie à des tensions politiques, semble s’enfoncer dans une spirale de violences qui interroge sur l’avenir de la démocratie locale.