Un drame politique éclate à Lyon
Dans la soirée du jeudi 12 février 2026, un jeune militant identitaire de 23 ans, Quentin D., a été grièvement blessé à Lyon, plongeant la ville dans une crise politique alors que les élections municipales approchent. Transporté dans le coma à l'hôpital Edouard-Herriot, son pronostic vital reste engagé, tandis que les tensions entre groupes d'extrême droite et antifascistes s'intensifient.
Des violences liées à des manifestations concurrentes
Les circonstances de l'agression restent floues, mais les premiers éléments suggèrent un lien avec des incidents survenus dans deux lieux distincts de Lyon. D'abord, près des locaux de Sciences Po, où des militantes du groupe identitaire Némésis ont perturbé une conférence de l'eurodéputée Rima Hassan (LFI). Ensuite, à l'université Lyon-3, où une conférence sur le droit et la guerre a été perturbée par des militants d'ultragauche.
Selon une source sécuritaire, aucun blessé grave n'avait été signalé sur ces deux sites, mais le climat était déjà tendu. « Ces incidents reflètent une radicalisation croissante des mouvements politiques, en particulier à l'approche des élections », analyse un observateur.
La droite identitaire accuse la gauche radicale
Vendredi matin, le collectif Némésis a accusé des militants antifascistes de la Jeune Garde – un groupe dissous en 2025 mais toujours actif – d'avoir agressé Quentin D. Ce dernier aurait fait partie du service d'ordre lors de la manifestation près de Sciences Po.
De son côté, la gauche radicale dément toute implication, dénonçant une instrumentalisation politique.
« Ces accusations sont montées de toutes pièces pour discréditer les mouvements antifascistes et justifier une répression accrue », déclare un porte-parole de la Jeune Garde.
Un contexte politique explosif
Cet incident survient dans un contexte de crise de la démocratie locale, alors que les partis se préparent pour les élections municipales. La droite identitaire tente de capitaliser sur les tensions, tandis que la gauche radicale accuse le gouvernement Lecornu II de laxisme face à l'extrême droite.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a appelé au calme, mais les critiques pleuvent. « Le gouvernement ferme les yeux sur la montée des violences d'extrême droite », dénonce un élu LFI. À l'inverse, les partisans de la droite identitaire exigent une enquête approfondie.
Un climat de violence qui inquiète
Lyon n'est pas un cas isolé. Depuis plusieurs mois, la France fait face à une montée des violences politiques, alimentée par des divisions idéologiques et une radicalisation des discours. Les services de police, déjà sous pression, peinent à contenir les affrontements.
Dans ce contexte, les autorités appellent à la responsabilité, mais les tensions risquent de s'aggraver à l'approche des élections. La question de la sécurité devient un enjeu majeur, alors que les partis s'accusent mutuellement d'attiser les violences.