Lyon en ébullition : un militant identitaire dans le coma, la gauche et l'extrême droite s'affrontent en pleine campagne municipale

Par Renaissance 13/02/2026 à 20:22
Lyon en ébullition : un militant identitaire dans le coma, la gauche et l'extrême droite s'affrontent en pleine campagne municipale

Un militant identitaire grièvement blessé à Lyon, la gauche et l'extrême droite s'affrontent en pleine campagne municipale. Qui est responsable ?

Un drame politique éclate à Lyon

Dans la soirée du jeudi 12 février 2026, un jeune militant identitaire de 23 ans, Quentin D., a été grièvement blessé à Lyon, plongeant la ville dans une crise politique alors que les élections municipales approchent. Transporté dans le coma à l'hôpital Edouard-Herriot, son pronostic vital reste engagé, tandis que les tensions entre groupes d'extrême droite et antifascistes s'intensifient.

Des violences liées à des manifestations concurrentes

Les circonstances de l'agression restent floues, mais les premiers éléments suggèrent un lien avec des incidents survenus dans deux lieux distincts de Lyon. D'abord, près des locaux de Sciences Po, où des militantes du groupe identitaire Némésis ont perturbé une conférence de l'eurodéputée Rima Hassan (LFI). Ensuite, à l'université Lyon-3, où une conférence sur le droit et la guerre a été perturbée par des militants d'ultragauche.

Selon une source sécuritaire, aucun blessé grave n'avait été signalé sur ces deux sites, mais le climat était déjà tendu. « Ces incidents reflètent une radicalisation croissante des mouvements politiques, en particulier à l'approche des élections », analyse un observateur.

La droite identitaire accuse la gauche radicale

Vendredi matin, le collectif Némésis a accusé des militants antifascistes de la Jeune Garde – un groupe dissous en 2025 mais toujours actif – d'avoir agressé Quentin D. Ce dernier aurait fait partie du service d'ordre lors de la manifestation près de Sciences Po.

De son côté, la gauche radicale dément toute implication, dénonçant une instrumentalisation politique.

« Ces accusations sont montées de toutes pièces pour discréditer les mouvements antifascistes et justifier une répression accrue »
, déclare un porte-parole de la Jeune Garde.

Un contexte politique explosif

Cet incident survient dans un contexte de crise de la démocratie locale, alors que les partis se préparent pour les élections municipales. La droite identitaire tente de capitaliser sur les tensions, tandis que la gauche radicale accuse le gouvernement Lecornu II de laxisme face à l'extrême droite.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a appelé au calme, mais les critiques pleuvent. « Le gouvernement ferme les yeux sur la montée des violences d'extrême droite », dénonce un élu LFI. À l'inverse, les partisans de la droite identitaire exigent une enquête approfondie.

Un climat de violence qui inquiète

Lyon n'est pas un cas isolé. Depuis plusieurs mois, la France fait face à une montée des violences politiques, alimentée par des divisions idéologiques et une radicalisation des discours. Les services de police, déjà sous pression, peinent à contenir les affrontements.

Dans ce contexte, les autorités appellent à la responsabilité, mais les tensions risquent de s'aggraver à l'approche des élections. La question de la sécurité devient un enjeu majeur, alors que les partis s'accusent mutuellement d'attiser les violences.

À propos de l'auteur

Renaissance

J'ai travaillé quinze ans dans l'industrie avant d'être licencié lors d'une délocalisation. Mon usine était rentable, mais pas assez pour satisfaire les actionnaires. Ce jour-là, j'ai compris que le système économique dans lequel nous vivons est profondément injuste. J'ai repris des études, je me suis formé au journalisme. Aujourd'hui, je donne une voix à ceux qu'on n'entend jamais dans les médias : les ouvriers, les précaires, les invisibles. La France périphérique existe, et elle doit parler.

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Commentaires (9)

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Lucie-43

il y a 6 jours

Bref, on va encore faire les malins jusqu'à ce qu'un mec se fasse buter pour de vrai. Après, tout le monde pleurera. Trop tard.

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G

germinal

il y a 6 jours

Comme d'hab, on va faire un procès en sorcellerie à la première occasion. En 1936, c'était pareil, et ça a pas arrangé les choses. Mais bon, les leçons de l'histoire, c'est pas leur truc...

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Prologue48

il y a 6 jours

@germinal Oui mais là c'est différent, c'est clairement l'extrême droite qui a commencé ! Ou alors t'es en train de dire que la violence est équivalente des deux côtés ?

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Cynique bienveillant

il y a 6 jours

Mon cousin habite à Lyon, il dit que c'est devenu la jungle. Les flics sont dépassés, les politiques font du buzz. Bref, la France en miniature...

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Abraracourcix

il y a 6 jours

Franchement, à force de diaboliser l'autre camp, on en arrive là. Mais bon, les militants des deux côtés sont aussi responsables. C'est facile de crier à la provocation après.

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A

Avoriaz

il y a 6 jours

Ptdr @abraracourcix tu dis ça mais t'es clairement dans le camp des gentils... ???

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OffTheGrid

il y a 6 jours

Nooooon mais sérieux ??? Un mec dans le coma et tout le monde parle stratégie électorale ??? Vous êtes tous des monstres...

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Fab-49

il y a 6 jours

La violence politique à Lyon révèle un climat de polarisation extrême. Les municipales devraient être un débat d'idées, pas un champ de bataille. Si les extrêmes s'affrontent ainsi, c'est aussi parce que le centre ne propose plus de vision claire.

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Y

Yvon du 39

il y a 6 jours

@fab-49 Exact, mais faut pas non plus tout mettre sur le dos du centre ! La gauche radicale et l'extrême droite jouent avec le feu depuis des années. Et les médias amplifient le truc...

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