Lyon sous tension : la mort de Quentin Deranque et les zones d'ombre de LFI

Par Apophénie 19/02/2026 à 12:17
Lyon sous tension : la mort de Quentin Deranque et les zones d'ombre de LFI
Photo par Rafael Garcin sur Unsplash

Mort de Quentin Deranque à Lyon : les liens troubles entre LFI et la Jeune Garde, groupe antifasciste dissous, relancent le débat sur la violence politique.

Un drame qui relance le débat sur la violence politique

Six jours après le décès tragique de Quentin Deranque, militant d’extrême droite, les arrestations successives ont mis en lumière des liens troubles entre certains membres de La France insoumise (LFI) et des groupes antifascistes radicaux. Les interpellations, intervenues entre le 17 et le 18 février, concernent 11 personnes, dont plusieurs fichées « S » pour radicalisation politique.

La Jeune Garde, un groupe dissous mais toujours influent

Parmi les suspects figurent trois proches du député LFI Raphaël Arnault, fondateur de la Jeune Garde, un groupe dissous en juin 2025 pour ses méthodes violentes. Deux collaborateurs parlementaires et un ancien stagiaire de son équipe sont impliqués. Ces révélations soulèvent des questions sur les liens entre LFI et ce groupe, dont les membres ont été qualifiés de « jeunes camarades » par Jean-Luc Mélenchon lui-même en avril 2025.

Des ambiguïtés persistantes

La Jeune Garde, apparue en 2018, a toujours bénéficié d’une certaine bienveillance au sein de LFI. En février 2026, un communiqué du parti dénonçait encore la dissolution du groupe, jugée « attentatoire aux libertés fondamentales ». Pourtant, en décembre 2025, Raphaël Arnault avait été condamné définitivement pour « violences volontaires en réunion », sans que LFI ne réagisse officiellement.

Une réponse politique attendue

Face à ces révélations, Jean-Luc Mélenchon et ses proches n’ont pas rompu avec la Jeune Garde ni avec Raphaël Arnault, qui a simplement écarté un collaborateur mis en cause. Les responsables insoumis adoptent une posture défensive, évoquant les menaces de l’extrême droite ou la responsabilité de l’État dans la sécurité des rues.

Un contexte de tensions politiques

Si la violence des groupuscules identitaires et néofascistes ne doit pas être minimisée, cette affaire oblige LFI à clarifier sa position. Le 12 février, une rixe en marge d’une conférence de la députée européenne Rima Hassan a dégénéré, aboutissant au lynchage mortel de Quentin Deranque. Bien que LFI ne soit pas directement responsable, sa proximité avec des éléments violents interroge.

Un enjeu pour la gauche

Alors que la droite et l’extrême droite tentent d’instrumentaliser ce drame pour diaboliser une partie de la gauche, il est crucial que LFI rompe clairement avec les groupes violents. La mort de Quentin Deranque doit servir de catalyseur pour une réflexion plus large sur la violence politique en France, dans un contexte marqué par la montée des tensions sociales et idéologiques.

À propos de l'auteur

Apophénie

Les conflits d'intérêts gangrènent notre démocratie et personne n'en parle. Des ministres qui pantouflent dans le privé, des lobbies qui rédigent les lois, des hauts fonctionnaires qui naviguent entre cabinets ministériels et conseils d'administration. Je traque ces connexions, je les documente, je les expose. On m'accuse parfois de complotisme – l'insulte facile pour discréditer ceux qui posent des questions gênantes. Mais les faits sont têtus. Et ils incriminent notre belle République.

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Commentaires (12)

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K

Kaysersberg

il y a 22 heures

Je comprends pas pk les médias font genre c'est nouveau... Déjà en 2018, y'avait des rumeurs sur des liens troubles entre LFI et des groupes violents. Franchement, ça me saoule.

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A

Alexis_767

il y a 23 heures

La question des rapports de force entre LFI et les mouvements radicaux est cruciale. Si le parti veut rester crédible, il doit clarifier sa position. Sinon, c'est la porte ouverte à toutes les dérives.

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I

ironiste-patente

il y a 23 heures

@alexis-767 Traduction : 'On va faire genre on s'en occupe, mais en vrai on va rien faire.'

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T

tregastel

il y a 23 heures

Bon... Encore une affaire qui va alimenter les polémiques pendant 2 semaines avant de tomber dans l'oubli. La politique, toujours aussi glamour.

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B

Ben_440

il y a 1 jour

Aux États-Unis, des groupes similaires à la Jeune Garde ont été directement liés à des partis politiques. La France a-t-elle vraiment les moyens de faire l'autruche ?

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C

Corollaire

il y a 1 jour

Encore une affaire qui va finir par un communiqué lénifiant et des promesses de transparence... Comme d'hab.

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A

Anamnèse

il y a 1 jour

Qui contrôle qui dans ce milieu ? La question mérite d'être posée.

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É

Épistémè

il y a 1 jour

LFI joue les vierges effarouchées, mais les zones d'ombre sont trop épaisses.

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C

Corte

il y a 1 jour

@episteme Et les autres partis, ils sont blancs comme neige ?

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M

Mortimer

il y a 1 jour

La dissolution de la Jeune Garde en 2019 avait déjà soulevé des questions sur les liens entre LFI et certains groupes militants. Aujourd'hui, l'affaire Deranque relance le débat sur la responsabilité politique.

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P

PKD-36

il y a 1 jour

@mortimer Ah, l'éternel débat sur la violence politique... Comme si on allait trouver des réponses claires un jour. Bref, bon courage aux enquêteurs.

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V

val-87

il y a 1 jour

Noooon sérieux ??? Encore un mort et LFI qui fait genre c'est pas leur faute... Franchement, ça commence à bien faire !!! #JusticePourQuentin

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