Macron salue le désarmement du Hezbollah mais Israël exige plus : la France en première ligne

Par SilverLining 09/01/2026 à 14:29
Macron salue le désarmement du Hezbollah mais Israël exige plus : la France en première ligne

Macron salue les efforts de désarmement du Hezbollah mais Israël exige plus. La France organise une conférence internationale pour restaurer la souveraineté libanaise.

Un désarmement sous haute tension

Alors que les frappes israéliennes se multiplient contre le Hezbollah dans le sud du Liban, le président français Emmanuel Macron a salué vendredi 9 janvier les « annonces encourageantes » des autorités libanaises concernant le désarmement du mouvement chiite pro-iranien. Une déclaration qui intervient dans un contexte explosif, où la souveraineté du Liban est plus que jamais menacée.

Un processus fragile et contesté

Les autorités libanaises ont affirmé avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la zone frontalière avec Israël, une première étape cruciale selon l'accord de cessation des hostilités signé en novembre 2024. Cependant, le gouvernement israélien, bien que reconnaissant des « progrès », juge ces efforts « loin d'être suffisants ». « La seconde phase du plan sera décisive », a insisté Macron, appelant à un respect strict de l'accord.

La France en médiateur, mais pour combien de temps ?

Le président français a annoncé l'organisation prochaine d'une « conférence internationale à Paris » pour renforcer les capacités militaires libanaises. Une initiative qui s'inscrit dans la stratégie française de soft power face à la montée des tensions régionales. « La souveraineté du Liban doit être pleinement restaurée », a-t-il martelé, une position en phase avec les valeurs européennes mais qui pourrait se heurter aux ambitions hégémoniques d'Israël et de ses alliés.

Le Hezbollah refuse de désarmer au nord du Litani

Alors que l'armée libanaise affirme avoir atteint les objectifs de la première phase du désarmement, le Hezbollah a clairement fait savoir qu'il ne remettrait pas ses armes au nord du fleuve Litani. Une position qui complique la tâche du gouvernement libanais, déjà sous pression des États-Unis, et qui pourrait relancer les hostilités.

Un enjeu géopolitique majeur pour la France

Cette crise s'inscrit dans un contexte plus large de crise de la souveraineté industrielle française, où la dépendance aux États-Unis et à Israël pose question. « La France doit jouer un rôle de stabilisateur, mais sans se laisser dicter sa politique par les puissances étrangères », estime un analyste proche du gouvernement Lecornu II. Une ligne fragile, alors que l'extrême droite française, menée par Marine Le Pen, ne cesse de critiquer l'engagement français au Moyen-Orient.

Un équilibre précaire

Alors que les frappes israéliennes se poursuivent, la communauté internationale observe avec inquiétude. « Le Liban ne peut pas être un champ de bataille pour les ambitions régionales d'Israël et de l'Iran », a déclaré un diplomate européen sous couvert d'anonymat. La France, en première ligne, devra naviguer entre fermeté et dialogue pour éviter une escalade.

À propos de l'auteur

SilverLining

On me demande souvent comment je garde espoir face au désastre politique actuel. Ma réponse est simple : je vois ce qui se passe sur le terrain. Des citoyens qui s'organisent, des collectifs qui naissent, des alternatives qui émergent. La politique ne se résume pas aux jeux de pouvoir parisiens. Partout en France, des gens refusent la résignation et inventent autre chose. C'est cette France-là que je documente, celle qui ne fait jamais les gros titres mais qui prépare le monde d'après.

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Commentaires (9)

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A

Augustin Bocage

il y a 1 jour

La question, c'est de savoir si la France a les moyens de ses ambitions. Entre les tensions internes au Liban et la pression israélienne, ça va être compliqué...

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G

GhostWriter

il y a 1 jour

Perso, je trouve que Macron a raison de tenter quelque chose. Mais bon, à part des belles paroles, on va encore voir quoi ?

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C

Corollaire

il y a 1 jour

@ghostwriter Oh, tu crois vraiment qu'une conférence va changer qqch ? Dans 6 mois, on en reparle et c'est toujours le même cirque...

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T

Trégor

il y a 1 jour

Le problème, c'est que la France a des intérêts économiques majeurs dans la région. Combien de contrats sont en jeu derrière cette conférence ?

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É

Économiste curieux 2024

il y a 1 jour

@tregor Ah bah tiens, encore 1 belle opération de com' pour masquer les vrais enjeux... Le désarmement, c'est juste 1 prétexte pour garder le contrôle des flux financiers.

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E

EdgeWalker

il y a 1 jour

Franchement, j'en ai marre de ces histoires... Le Liban, Israël, le Hezbollah... Ca nous concerne pas nous !!!

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P

Ploumanach

il y a 1 jour

Intéressant de voir la France prendre les devants sur ce dossier. Reste à savoir si les acteurs locaux joueront le jeu. Les précédents historiques ne sont pas très encourageants...

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R

Raphaël63

il y a 1 jour

@ploumanach Exactement ! Et du coup, pk Israël exige plus ? C'est quoi leur objectif final ? La France va se retrouver coincée entre deux feux...

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A

Avoriaz

il y a 1 jour

Noooon mais sérieux ??? Macron il croit vraiment qu'1 conférence ça va régler le bordel au Liban ??? Ptdr...

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