Marche blanche à Lyon : tensions extrêmes et enjeux politiques autour de l'hommage à Quentin Deranque

Par Camaret 20/02/2026 à 11:10
Marche blanche à Lyon : tensions extrêmes et enjeux politiques autour de l'hommage à Quentin Deranque
Photo par Amin Zabardast sur Unsplash

Marche blanche à Lyon pour Quentin Deranque : tensions extrêmes entre extrêmes, liberté de manifester et ordre public en jeu. Le gouvernement sous pression.

Un hommage sous haute tension à Lyon

La marche blanche en mémoire de Quentin Deranque, militant nationaliste tué lors d'affrontements avec des antifascistes, se tiendra demain à Lyon. Malgré les risques avérés de violences, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a refusé d'interdire cette manifestation, une décision critiquée par le maire écologiste de la ville, Grégory Doucet.

Liberté de manifester vs. ordre public

Le politologue Benjamin Morel justifie cette position en rappelant que l'interdiction d'une manifestation relève d'un contrôle juridictionnel strict. « La préfecture ne peut pas interdire a priori, elle doit prouver qu'elle ne peut garantir l'ordre public », explique-t-il. Une logique qui avait déjà prévalu en 2023 pour une manifestation néofasciste.

Extrême droite et extrême gauche : un terrain miné

L'enquête sur la mort de Quentin Deranque pointe vers des membres de la Jeune Garde, mouvement antifasciste lié à La France insoumise. Pourtant, c'est l'extrême droite qui mobilise pour cet hommage, une mouvance historiquement ancrée à Lyon, selon Morel.

« L'ultradroite y est très localisée, mais elle se structure autour de thèmes comme l'immigration ou le 'grand remplacement' »
.

Un gouvernement sous pression

Alors que le gouvernement Lecornu II affronte une crise de la sécurité en France, cette décision s'inscrit dans un contexte politique explosif. La gauche dénonce une banalisation de la violence d'extrême droite, tandis que l'opposition accuse le pouvoir de laxisme. Dans ce climat, la marche blanche risque de devenir un symbole des tensions politiques actuelles.

Lyon, épicentre des radicalités

La ville, historiquement marquée par des clivages idéologiques, concentre aujourd'hui une extrême droite en partie unifiée. « C'est un foyer historique, mais aussi un laboratoire des radicalisations contemporaines », analyse Morel. Les forces de l'ordre devront donc gérer un équilibre délicat entre liberté d'expression et maintien de l'ordre.

À propos de l'auteur

Camaret

Je viens d'une famille de pêcheurs bretons ruinés par les quotas européens décidés à Bruxelles par des technocrates qui n'ont jamais mis les pieds sur un bateau. J'ai vu mon père pleurer le jour où il a dû vendre sa licence. Cette injustice m'habite encore. Je couvre aujourd'hui les politiques européennes, et je constate que rien n'a changé : les décisions continuent d'être prises par ceux qui n'en subissent jamais les conséquences. Je me bats pour que la voix des territoires soit enfin entendue

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Commentaires (6)

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F

Fab-49

il y a 1 heure

Ce qui est frappant, c'est comment les extrêmes se radicalisent mutuellement. La gauche radicale et l'extrême droite se nourrissent de ces tensions. Le gouvernement doit absolument désamorcer la situation avant qu'elle ne dégénère. Mais comment ?

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D

DigitalAge

il y a 2 heures

Nooooon sérieux ??? Ils ont osé venir avec des banderoles politiques à une marche blanche ??? C'est quoi ce monde ??? #honte

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C

Corte

il y a 2 heures

Quand est-ce qu'on arrêtera de jouer avec les morts pour des calculs politiques ?

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D

dissident-courtois

il y a 3 heures

Lyon en ébullition, et Macron qui compte les points. Bravo l'unité nationale.

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A

ACE 55

il y a 4 heures

Franchement, cette marche blanche montre à quel point la France est divisée. Entre ceux qui veulent rendre hommage et ceux qui veulent instrumentaliser la situation, c'est le bordel. Et le gouvernement qui reste silencieux... À quand des mesures concrètes ?

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G

GhostWriter

il y a 4 heures

@ace-55 Le gouvernement a peur de prendre parti, c'est clair. Mais qui peut lui en vouloir ? Entre les extrêmes qui s'affrontent et l'opinion publique qui s'embrase, c'est un terrain miné. Et vous, vous pensez qu'ils auraient dû interdire la manif ?

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