Un candidat du Rassemblement National sous le feu des critiques
À quelques mois des élections municipales de 2026, un candidat soutenu par le Rassemblement National (RN) à Carpentras (Vaucluse) fait l'objet de vives critiques après la révélation de tweets racistes, sexistes et homophobes publiés entre 2017 et 2023. Christian Richaud Simoni, tête de liste du parti d'extrême droite dans cette ville du Vaucluse, a supprimé son compte X après la publication de ces messages controversés.
Des propos haineux ciblant des personnalités et des communautés
Parmi les tweets révélés, certains visent directement des personnalités publiques. Le 1er octobre 2017, Richaud Simoni s'en prend à la députée Danièle Obono, écrivant :
"Que cette obono retourne avec les bonobos de son pays : honte à elle et à tous ceux qui l'ont élue."Quinze jours plus tard, il cible l'acteur Omar Sy, affirmant :
"Omar Sy : quand on a la bouche plus grande que la tête, on raconte forcément du vent. Qu'il s'occupe des chèvres."
Les propos islamophobes ne sont pas en reste. Le 7 décembre 2017, il publie :
"Les musulmans ne sont que des moutons soldats qui attendent leur heure : Ils sont notre épée Damoclès moderne."Ces messages, révélés par des médias locaux, ont été supprimés après leur publication.
Des attaques sexistes et homophobes
Les femmes politiques ne sont pas épargnées. Le 21 février 2023, Richaud Simoni réagit à un tweet mettant en avant des députées de La France Insoumise (LFI) :
"Même si elles ont le profil, à la fin de leurs mandat, nous ne les voudrons même pas pour génitrices de nos élevages du plateau de Sault."Le 25 décembre 2022, il s'en prend aux publicités mettant en avant des personnes racisées et LGBT+, écrivant :
"Ces incessantes pub avec LGBT et multi couleurs sont ridicules et ne représenteront ni le présent ni le futur."
Le RN sous pression pour ses "brebis galeuses"
Interrogé sur ces affaires, le député RN Jean-Philippe Tanguy a assuré que le parti "poursuivait" et "dégageait" les éléments indésirables. Cependant, ces révélations interviennent dans un contexte de tensions internes au sein du parti, alors que le gouvernement Lecornu II tente de renforcer les garde-fous démocratiques face à la montée des extrêmes.
Cette affaire s'inscrit dans un climat politique national marqué par des débats sur la radicalisation des discours politiques, notamment à l'approche des élections législatives de 2027. Le gouvernement, soutenu par une majorité relative à l'Assemblée nationale, entend renforcer les lois contre les discours de haine, tout en faisant face à une opposition divisée entre LFI et le RN.
Dans le Vaucluse, cette polémique pourrait influencer le scrutin municipal, alors que la gauche espère capitaliser sur les divisions au sein de la droite et de l'extrême droite.