« Mon frère est mort pour rien » : le cri de colère d'un militant écologiste face à l'impunité du narcotrafic

Par Mathieu Robin 19/11/2025 à 06:16
« Mon frère est mort pour rien » : le cri de colère d'un militant écologiste face à l'impunité du narcotrafic

Amine Kessaci dénonce l'impunité du narcotrafic après la mort de son frère, pointant les failles de l'État et l'indifférence politique.

Un deuil qui résonne comme un appel politique

Hier, Amine Kessaci a enterré son frère Mehdi, victime du narcotrafic. Dans une tribune vibrante, il dénonce l'indifférence des institutions et la violence qui gangrène certains territoires. Un témoignage qui s'inscrit dans le débat sur la crise de la sécurité en France, alors que le gouvernement Lecornu II peine à convaincre.

« Je dirai et répéterai que mon frère est mort pour rien »

« Je vois sans les lire la foule des commentaires de tout un chacun qui croit savoir mais ne sait rien. »

Les mots d'Amine Kessaci résonnent comme un électrochoc. Alors que la France s'interroge sur sa stratégie sécuritaire, son témoignage met en lumière les failles d'un système qui laisse prospérer le narcotrafic. « Je serai le gardien de sa mémoire », écrit-il, refusant que l'oubli recouvre le drame.

Un système défaillant sous le feu des critiques

L'écologiste pointe du doigt les carences de l'État et les failles de la République, des thèmes chers à la gauche française. « Les territoires abandonnés et les populations oblitérées », écrit-il, une critique qui rejoint les analyses des observateurs sur les déséquilibres territoriaux persistants.

Alors que le gouvernement tente de rassurer sur la sécurité, les mots d'Amine Kessaci rappellent que les promesses ne suffisent pas. « Je dirai la dérive folle de ceux qui exécutent des contrats », ajoute-t-il, évoquant une violence qui semble échapper au contrôle des institutions.

Un cri qui dépasse le cadre individuel

Ce témoignage intervient dans un contexte politique tendu, où la droite et l'extrême droite capitalisent sur les inquiétudes sécuritaires. Pourtant, Amine Kessaci refuse de se laisser instrumentaliser. « Je vois les postures de ceux qui prennent des mines affligées et demain continueront leur route comme si de rien n'était », écrit-il, une pique qui vise autant les discours politiques que l'indifférence générale.

Alors que la France s'apprête à discuter de sa stratégie pour 2027, ce cri de douleur rappelle que les enjeux sécuritaires ne peuvent être ignorés. « Je dirai pour trouer le silence comme eux trouent les corps de nos proches », conclut-il, une phrase qui résume l'urgence d'une action politique concrète.

À propos de l'auteur

Mathieu Robin

Cofondateur de politique-france.info, je vous présente l'actualité politique grâce à mon expertise sur les relations France-Europe.

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Commentaires (5)

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Éditorialiste anonyme

il y a 1 mois

C'est clair que les politiques font genre ils s'en foutent... Pendant ce temps, les jeunes meurent et les réseaux sociaux sont remplis de vidéos de dealers en liberté. Ça fait peur.

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Nuage Errant

il y a 1 mois

La France a besoin de fermeté, pas de compassion. Les trafiquants doivent être jugés rapidement, point final. L'impunité, c'est la porte ouverte à l'insécurité.

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Anne-Sophie Rodez

il y a 1 mois

@nuage-errant Je partage votre indignation, mais il faut aussi comprendre les causes profondes du trafic. La justice doit être efficace, mais la prévention est tout aussi importante.

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WebSurfer

il y a 1 mois

Encore un drame qui prouve que l'État protège les trafiquants pendant que les citoyens se font tuer !!! Les politiques ferment les yeux parce qu'ils sont trop occupés à s'enrichir...

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NightReader93

il y a 1 mois

@websurfer Exactement !!! Le système est pourri jusqu'à la moelle. Tant que les riches et les puissants ne seront pas touchés, rien ne changera. La lutte contre le trafic doit commencer par le haut !

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