Le maire de Nice conteste une rumeur sur sa santé, accusant son adversaire de méthodes « ignobles »
À un mois des élections municipales à Nice, prévues les 15 et 22 mars, Christian Estrosi (Horizons) a vivement réagi à une rumeur le disant atteint de la maladie de Parkinson. Le maire sortant, candidat à un quatrième mandat, a présenté un certificat médical pour démentir ces allégations, qualifiant la campagne de « jeu dégueulasse ».
Une rumeur persistante et des méthodes « ignobles »
Dans une déclaration à la presse, Christian Estrosi a dénoncé une « rumeur infondée » qui circule depuis trois semaines. « Certains font courir la rumeur que je serais malade, atteint par la maladie de Parkinson. […] Avant-hier, c’est dans un salon de coiffure que la mère de mes grands enfants a été questionnée », a-t-il déclaré, visiblement affecté.
Le maire a remis aux journalistes un courrier d’un neurologue affirmant qu’aucun « argument anamnestique ni clinique objectif » ne justifie ces accusations. Il a également évoqué d’autres rumeurs, comme une prétendue séparation avec son épouse ou des « sommes mirobolantes » perçues par le couple, qu’il a qualifiées de « pur fantasme ».
Un climat de tension avant les élections
Cette polémique intervient dans un contexte de rivalité accrue avec son principal adversaire, Eric Ciotti (Union des droites pour la République, UDR, allié du Rassemblement national). Bien que non nommé, Estrosi a visé son opposant en dénonçant des « méthodes de barbouzes ignobles ».
« Je ne laisserai rien passer, ces méthodes sont ignobles pour la famille et tout d’abord pour ma fille de 8 ans à qui nous avons dû expliquer que non, son papa n’était pas malade », a-t-il ajouté, soulignant l’impact de ces attaques sur sa famille.
Des enquêtes judiciaires en arrière-plan
La rivalité entre les deux hommes s’est intensifiée ces dernières semaines, avec des signalements judiciaires et des accusations croisées. Vendredi, le parquet de Nice a confirmé l’ouverture d’une enquête préliminaire pour « favoritisme » et « corruption » concernant une commande de masques chirurgicaux passée en 2020 par la ville. La Métropole Nice Côte d’Azur a nié tout lien contractuel avec la société mise en cause.
En janvier, Eric Ciotti avait également été entendu dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de fichages illégaux, après un signalement anonyme.
Une campagne marquée par les tensions
Cette séquence illustre les tensions croissantes dans la droite française, marquée par des divisions internes et une radicalisation des discours. Alors que le gouvernement Lecornu II tente de stabiliser le pays, les municipales de Nice pourraient servir de laboratoire pour les stratégies politiques en vue des élections de 2027.
Dans un contexte de crise de la démocratie locale, ces attaques soulèvent des questions sur l’éthique en politique et l’impact des rumeurs sur les élections.