Nice sous tension : l’extrême droite séduit un poids lourd du football

Par Decrescendo 01/03/2026 à 09:11
Nice sous tension : l’extrême droite séduit un poids lourd du football
Photo par Khamkéo sur Unsplash

Jean-Pierre Rivère, président de l’OGC Nice, rejoint l’extrême droite avant les municipales. Un séisme à Nice, symbole des tensions politiques françaises.

Un ralliement qui fait trembler la Côte d’Azur

À quelques semaines des élections municipales, la ville de Nice est le théâtre d’un séisme politique. Jean-Pierre Rivère, figure incontournable du football niçois et président de l’OGC Nice, a officiellement rejoint le camp d’Éric Ciotti (UDR-RN), candidat d’extrême droite pour la mairie. Une décision qui interroge, alors que l’homme d’affaires était jusqu’alors un proche du maire sortant Christian Estrosi (Horizons).

Un engagement surprenant

Installé dans ses bureaux luxueux avec vue sur la promenade des Anglais, Rivère assume son choix : « Je ne trahis pas mes idées, je suis un homme de droite modérée. » Pourtant, son ralliement à une formation classée à l’extrême droite par les observateurs politiques suscite des questions. Comment un homme ayant critiqué par le passé « l’excellente image des hommes politiques » en est-il arrivé là ?

« Je n’aime pas la politique, mais j’aime les projets. »

C’est au nom de « projets » pour Nice que Rivère justifie son engagement. « Cette ville doit être un modèle d’éthique et de transparence », affirme-t-il, tout en critiquant implicitement la gestion actuelle. Sans citer de noms, il laisse entendre que des dysfonctionnements ont motivé son revirement.

Un symbole pour l’extrême droite

Pour Éric Ciotti, ce ralliement est une victoire stratégique. Rivère, homme d’influence et figure respectée, apporte une légitimité inattendue à une campagne qui peine à convaincre au-delà de son électorat traditionnel. Dans un contexte de crise de la démocratie locale, où la défiance envers les élites politiques ne cesse de croître, ce soutien pourrait peser lourd.

Nice, laboratoire des tensions politiques

La ville, souvent perçue comme un bastion de la droite modérée, devient un terrain de confrontation entre différentes sensibilités. Alors que le gouvernement Lecornu II tente de rassurer sur la cohésion nationale, les divisions locales reflètent un pays fracturé. Et si Nice était le premier maillon d’une chaîne de basculements à droite ?

Avec les élections prévues les 15 et 22 mars, les Niçois devront trancher. Entre le statu quo et la rupture, le choix sera lourd de conséquences, non seulement pour la Côte d’Azur, mais aussi pour l’équilibre politique national.

À propos de l'auteur

Decrescendo

J'ai couvert les manifestations contre la réforme des retraites, les Gilets jaunes, les soignants en colère. J'ai vu des CRS charger des infirmières. J'ai vu des préfets interdire des manifestations au mépris du droit. J'ai vu des ministres mentir effrontément à la télévision. Cette violence institutionnelle, je la dénonce sans relâche. On me traite parfois d'extrémiste parce que je rappelle simplement ce que dit la Constitution. Tant pis. Je préfère être un démocrate radical qu'un complice.

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Commentaires (8)

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Raphaël63

il y a 2 semaines

Moi j'ai connu Nice dans les années 90, c'était un club populaire, sans prise de tête. Là, ça part en couilles. Mais bon, si les gens votent pour ça, c'est qu'il y a un problème plus profond...

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W

WaveMaker

il y a 2 semaines

Un président de club en politique ? Ça va finir en clash entre supporters. Et après, on s'étonne que les stades soient vides...

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QuantumLeap61

il y a 2 semaines

Si Rivère veut jouer les politiciens, il devrait d'abord gagner un match. Non mais sérieux, on a vu pire comme stratégie de communication...

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P

Poséidon

il y a 2 semaines

Comme d'hab, le foot et la politique, une histoire qui finit mal. On va encore avoir droit à des slogans débiles dans les stades...

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F

Flo-4

il y a 2 semaines

Rivère en mode facho ? Nice va devenir un club de merde comme les autres. Point final.

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T

tregastel

il y a 2 semaines

@flo-4 Encore... Franchement, on s'en fout un peu, non ? Le foot, c'est du business maintenant, la politique aussi. Bref.

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A

Apollon 6

il y a 2 semaines

Franchement, c'est un vrai séisme à Nice ! Rivère, un poids lourd du foot, qui bascule à l'extrême droite... Ça montre que le sport n'échappe plus à la politisation. Mais du coup, est-ce que ça va influencer les supporters ?

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L

LogicLover

il y a 2 semaines

@apollon-6 En Italie, des clubs comme la Lazio ou l'Inter ont eu des liens historiques avec l'extrême droite. La différence, c'est que là, c'est un président de club qui s'engage politiquement avant les élections. C'est une première en France.

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