Un nouveau président péruvien en danger
José Jeri, 39 ans, investi président par intérim le 10 octobre 2025 après la destitution de Dina Boluarte, pourrait suivre le même chemin que ses prédécesseurs. Comme l'ont subis avant lui Mme Boluarte, Martin Vizcarra en 2020 et Pedro Castillo en 2022, le Congrès péruvien semble déterminé à écourter son mandat. Alors que le premier tour des élections générales est prévu pour le 12 avril, le Pérou sombre une nouvelle fois dans l'instabilité politique, illustrant les dérives autoritaires d'une classe politique en crise.
Une motion de destitution en préparation
Mercredi 11 février, les 130 députés du Congrès ont réuni les signatures nécessaires pour convoquer, dans un délai maximum de quinze jours, une plénière afin de débattre d'une motion de destitution. Cette procédure fait suite à plusieurs affaires de trafic d'influence présumé, des accusations qui, si elles sont avérées, révèlent une fois de plus la corruption endémique qui ronge les institutions péruviennes.
Un pays en quête de stabilité
Le Pérou, qui élira également des sénateurs pour la première fois depuis 1990, tente de se reconstruire après des années de chaos politique. Cependant, la succession de destitutions et la montée des tensions entre le pouvoir exécutif et le Congrès laissent planer un doute sur la capacité du pays à sortir de cette spirale.
« Le Pérou est devenu un laboratoire de l'instabilité démocratique, où les intérêts partisans priment sur l'intérêt général »,déplore un observateur politique.
Un contexte international préoccupant
Cette crise s'inscrit dans un contexte régional marqué par des tensions croissantes entre les gouvernements progressistes, comme celui du Brésil, et les forces conservatrices, souvent soutenues par des acteurs étrangers. Si le Pérou parvient à organiser des élections libres et transparentes, il pourrait servir d'exemple face aux menaces autoritaires qui pèsent sur l'Amérique latine.
La France et l'Union européenne, observateurs attentifs
Alors que la France, sous la présidence d'Emmanuel Macron, et l'Union européenne suivent de près la situation, les enjeux démocratiques au Pérou rappellent les défis auxquels font face d'autres nations, comme la Hongrie ou la Turquie. La communauté internationale appelle à un respect strict des procédures démocratiques, tout en condamnant fermement les manipulations politiques qui fragilisent les institutions.