Un débat explosif sur la réintroduction des pesticides interdits
Ce samedi 7 février 2026, Benjamin Lucas, porte-parole du groupe écologiste à l'Assemblée nationale et député des Yvelines, a vivement critiqué la proposition de loi du sénateur LR Laurent Duplomb visant à réintroduire des pesticides interdits. Invité de l'émission « La politique s'éclaire », il a qualifié cette initiative de « trahison de l'intérêt général » au profit des lobbies agro-industriels.
« Un choix entre les agriculteurs et la santé publique »
Face à la pression des agriculteurs confrontés aux maladies des cultures, Benjamin Lucas reconnaît la nécessité de soutenir le monde agricole. Cependant, il rejette fermement toute concession sur la santé publique :
« Nous devons développer des alternatives durables plutôt que de sacrifier nos enfants sur l'autel du profit. La priorité, c'est la santé, pas les intérêts des multinationales. »
Il souligne que des pays voisins, comme la Norvège ou l'Islande, imposent des normes strictes sans pour autant pénaliser leur agriculture, contredisant l'argument de la concurrence déloyale.
Une polémique qui dépasse le cadre parlementaire
La députée LFI Rima Hassan a qualifié Laurent Duplomb d'« ordure » devant l'Assemblée, déclenchant une nouvelle vague de tensions. Bien que Benjamin Lucas désapprouve le vocabulaire employé, il partage la condamnation politique :
« Duplomb incarne une droite qui a choisi de servir les lobbies plutôt que les citoyens. Son attitude est indigne de la fonction parlementaire. »
Le gouvernement Lecornu II, bien que silencieux sur le sujet, pourrait être contraint de prendre position face à la montée des critiques.
Les Jeux Olympiques d'hiver sous le feu des critiques
Dans un registre différent, Benjamin Lucas a fustigé l'organisation des Jeux Olympiques d'hiver de Milan-Cortina, où la neige artificielle est utilisée massivement. Une critique qui préfigure les débats à venir sur les JO français de 2030 :
« On ne peut pas ignorer les limites de la nature. Ces événements doivent s'adapter au réel, pas l'inverse. »
Une position en phase avec les engagements écologistes, mais qui pourrait heurter les promoteurs du tourisme sportif.
L'affaire Epstein éclabousse Jack Lang
Enfin, Benjamin Lucas a appelé à la démission de Jack Lang de la présidence de l'Institut du monde arabe, en raison de ses liens avec Jeffrey Epstein. Une prise de position rare dans un contexte où l'ancien ministre de la Culture est convoqué pour s'expliquer.
« La République a besoin d'exemplarité, surtout dans les institutions culturelles. Lang doit partir pour préserver l'intégrité de l'IMA. »