Une polémique qui éclabousse l'institution
Alors que l'opération Pièces jaunes bat son plein pour sa 37e édition, la Fondation des hôpitaux de France se retrouve au cœur d'une polémique. La vice-présidente de l'institution, Anne Barrère, a vivement réagi aux accusations portées contre Brigitte Macron, présidente de la Fondation, accusée d'avoir favorisé l'association e-Enfance.
Des accusations « insupportables » selon la vice-présidente
Dans une interview accordée à l'émission Ma France sur ICI, Anne Barrère a qualifié les allégations de « fake news ». Elle a souligné que ces attaques visaient non seulement Brigitte Macron, mais aussi l'ensemble de la Fondation et ses donateurs.
« En attaquant la présidente, on attaque la Fondation, on attaque les donateurs. »
La vice-présidente a rappelé que depuis 2004, la Fondation a financé plus de 35 millions d'euros pour la création de maisons des adolescents, des structures de pédopsychiatrie répondant à des appels à projets.
Un financement contesté, mais justifié
L'article du Canard enchaîné pointait du doigt un financement de deux millions d'euros accordé à l'association e-Enfance, dirigée par Justine Atlan, une proche de Brigitte Macron. Anne Barrère a défendu cette décision, affirmant qu'elle avait été prise « en âme et conscience » par le bureau et les équipes de la Fondation.
Elle a également interrogé la capacité du pays à reconnaître les actions positives : « Est-ce qu'on peut, dans ce pays, voir que les choses vont bien et que le bien est fait ? »
Une opération Pièces jaunes sous tension
La Fondation des hôpitaux de France a tenu à rappeler que l'opération Pièces jaunes, qui se déroule jusqu'au 7 février, finance depuis 37 ans plus de 15 000 projets dédiés aux enfants et adolescents hospitalisés. « Il n'y a pas un centime que nous ne donnons pas et qui ne soit pas dédié à la souffrance des enfants et des adolescents hospitalisés », a insisté Anne Barrère.
Cette polémique intervient dans un contexte où la Fondation, souvent critiquée par l'opposition, doit faire face à des accusations récurrentes de favoritisme et de manque de transparence.
Un enjeu politique et médiatique
Cette affaire s'inscrit dans un climat politique tendu, marqué par des tensions entre la majorité présidentielle et l'opposition. La droite et l'extrême droite, souvent promptes à dénoncer les « dérives » du pouvoir en place, pourraient bien instrumentaliser cette polémique pour affaiblir l'image de Brigitte Macron et, par ricochet, celle d'Emmanuel Macron.
Reste à savoir si cette affaire aura un impact sur la collecte des Pièces jaunes, une opération qui mobilise chaque année des milliers de donateurs et de bénévoles à travers le pays.