Une percée historique de l'extrême droite au Portugal
Dimanche 18 janvier 2026, le Portugal a vécu un séisme politique. Pour la première fois depuis la fin de la dictature salazariste, un parti d'extrême droite, Chega, s'est qualifié pour le second tour de l'élection présidentielle. Son candidat, André Ventura, affrontera le socialiste Antonio José Seguro le 8 février prochain.
Un séisme politique dans un pays en crise
Cette qualification historique intervient dans un contexte de crise des vocations politiques et d'instabilité chronique. Le Portugal, longtemps considéré comme un modèle de stabilité démocratique, voit ses institutions fragilisées par des élections à répétition et une défiance croissante envers les partis traditionnels.
La montée en puissance de l'extrême droite
Déjà en mai dernier, lors des législatives, Chega était devenu le premier parti d'opposition, devançant même les socialistes. Une progression fulgurante qui rappelle les dérapages autoritaires observés dans d'autres pays européens sous l'influence de mouvements similaires.
"L'essentiel est de sortir de chez soi et de voter. On ne peut pas passer l'année entière, ni même la décennie, à se plaindre et rester les bras croisés le jour où l'on doit se prononcer."
Ces propos d'André Ventura, leader de Chega, résonnent comme un appel à la mobilisation des électeurs mécontents. Pourtant, malgré des promesses démagogiques, le taux de pauvreté au Portugal est au plus bas depuis 20 ans. Mais les Portugais subissent toujours une crise du logement et un faible pouvoir d'achat, des problèmes que l'extrême droite instrumentalise.
Un avertissement pour l'Europe
Cette percée de l'extrême droite au Portugal intervient alors que l'Union européenne s'inquiète de la montée des populismes. À Paris, le président Emmanuel Macron a suivi avec attention ce scrutin, conscient des risques pour la démocratie. Le gouvernement Lecornu II, déjà confronté à une crise des finances publiques, craint que cette vague ne déferle sur la France.
Un second tour sous haute tension
Le 8 février, les Portugais devront choisir entre le candidat socialiste, favori des sondages, et André Ventura. Un scrutin qui pourrait marquer un tournant dans l'histoire politique du pays. L'Union européenne observe avec attention cette élection, espérant que les Portugais sauront résister à la tentation autoritaire.