Une polémique qui enflamme la campagne parisienne
À moins d’un mois du premier tour des élections municipales, la campagne parisienne s’embrase autour d’une accusation d’homophobie visant Rachida Dati. La ministre de la Culture, candidate LR et MoDem à la mairie de Paris, est accusée d’avoir évoqué en privé une « conspiration gay » visant à la faire perdre, ciblant notamment Gabriel Attal et Pierre-Yves Bournazel.
Des propos relayés par la presse, des réactions indignées
Selon des informations relayées par un média national, Rachida Dati aurait tenu des propos tenus en privé, évoquant un « club des homosexuels » cherchant à saboter sa campagne. Ces accusations ont immédiatement suscité des réactions vives de la part de ses adversaires politiques.
« Voilà Rachida Dati comment vous parleriez de vos concurrents à la Mairie de Paris ? »
C’est ainsi que Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons soutenu par Renaissance, a interpellé la ministre sur les réseaux sociaux. Emmanuel Grégoire, tête de liste socialiste, n’a pas été en reste, qualifiant ces propos d’« inacceptables » et exigeant des explications claires.
Démentis et menaces de plainte
Face à la polémique, Rachida Dati a fermement nié ces accusations, qualifiant les propos qui lui sont attribués de « mensongers et honteux ». Elle a annoncé son intention de porter plainte pour diffamation, tout en dénonçant une campagne de dénigrement à son encontre.
« Ça va trop loin ! Que ceux qui colportent ces accusations le fassent à visage découvert car c’est faux. Je porte plainte pour diffamation », a-t-elle réagi sur les réseaux sociaux, alors que la campagne électorale se durcit dans la capitale.
Un passé controversé sur les questions LGBT+
Cette affaire n’est pas sans rappeler les positions passées de Rachida Dati sur les questions LGBT+. En 2014, elle avait défendu une abrogation partielle de la loi Taubira sur le mariage pour tous. En 2018, elle s’était abstenue lors d’un vote au Parlement européen sur l’interdiction des thérapies de conversion, une position critiquée par les associations LGBT+.
Pourtant, la ministre de la Culture a toujours cherché à se présenter comme une alliée de la communauté, notamment en signant une charte d’engagement LGBT+ en mai 2025. Une contradiction qui alimente les débats sur sa sincérité politique.
Une campagne municipale sous tension
Alors que la droite française est déjà divisée entre LR, Renaissance et le RN, cette polémique risque d’envenimer davantage les relations entre les candidats parisiens. Dans un contexte de crise des vocations politiques et de défiance envers les institutions, ces accusations pourraient peser lourd dans les urnes.
Avec un premier tour prévu le 15 mars, les Parisiens devront trancher entre des candidats aux profils variés, mais dont les stratégies semblent de plus en plus polarisées. Reste à savoir si cette affaire aura un impact durable sur les intentions de vote.