Une mesure symbolique mais insuffisante, selon Jean-Philippe Tanguy
L'Assemblée nationale a adopté dans la nuit de lundi à mardi une proposition de loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, une mesure saluée par le Rassemblement National (RN) mais jugée insuffisante par son député Jean-Philippe Tanguy. Le président délégué du groupe RN à l'Assemblée nationale et député de la Somme a estimé que cette interdiction ne constituait qu'une « première étape » et appelait à une réponse plus large en matière d'éducation et de culture.
Un texte critiqué par la France insoumise
Le député RN a vivement critiqué le positionnement de la France insoumise (LFI), qui n'a pas voté le texte, estimant qu'il s'agissait d'une mesure de « communication ». « Je n’ai pas trop compris pourquoi ils n’avaient pas voté pour. Peut-être que cette loi est imparfaite, mais il y a beaucoup de lois imparfaites ou de propositions que les insoumis font qui le sont aussi », a-t-il déclaré.
Un défi juridique et européen
Le principal défi de ce texte réside dans sa compatibilité avec le droit européen, notamment le règlement sur les services numériques (DSA). Jean-Philippe Tanguy a regretté la position de l'Union européenne, jugeant que « les Françaises et les Français n'ont jamais voté pour que la Commission européenne nous empêche, par exemple, d’interdire à nos jeunes l’accès aux réseaux sociaux ».
Vers une interdiction plus large des téléphones dans les lycées
Le texte prévoit également une interdiction des téléphones portables pendant les cours et dans les couloirs des lycées, sauf dans des zones extérieures définies comme la cour de récréation. Cette mesure, initialement plus stricte, a été modifiée pour tenir compte des réalités du terrain.
Un appel à l'éducation et à la culture
Jean-Philippe Tanguy a souligné la nécessité d'une « politique éducative forte », incitant les jeunes à lire, à découvrir toutes les formes de culture et à développer leur esprit critique. « Il faut s’approprier notre identité et notre héritage culturel pour protéger la santé des adolescents », a-t-il ajouté.
Le Sénat appelé à améliorer le texte
Le texte devra encore être examiné par le Sénat, où Jean-Philippe Tanguy a appelé à « un peu de bienveillance », affirmant vouloir « essayer d’améliorer le texte ».