Un scandale qui éclabousse la mairie de Paris
Les révélations de l'enquête de Cash investigation sur les dysfonctionnements du périscolaire parisien ont provoqué une onde de choc dans la capitale. Des témoignages accablants de parents, des comportements inappropriés d'animateurs, et une absence criante de cadre de recrutement ont été mis au jour. Parmi les faits les plus choquants, une animatrice embrassant un enfant sur la bouche à l'école maternelle Saint-Dominique, dans le 7e arrondissement.
Bournazel : « J'aurais démissionné »
Pierre-Yves Bournazel, candidat d'Horizons et de Renaissance à la mairie de Paris, n'a pas mâché ses mots.
« Si j'étais maire, j'aurais démissionné et viré les membres de l'exécutif et d'administration qui ont failli. Ils ont failli et à un moment donné, il y a une éthique de responsabilité », a-t-il déclaré sur Franceinfo.Il a également exigé que le maire de Paris demande des comptes à son exécutif et aux cadres responsables.
La droite en ordre de bataille
La droite et l'extrême droite ont immédiatement saisi l'occasion pour attaquer la gestion de la maire sortante, Anne Hidalgo. Rachida Dati, tête de liste LR-MoDem, a dénoncé une « omerta » et des « dysfonctionnements systémiques ». De son côté, Sarah Knafo (Reconquête !) a évoqué un « scandale », critiquant le manque de vérifications dans le recrutement des animateurs.
La gauche en colère, mais divisée
Du côté de la gauche, les réactions ont été vives. Emmanuel Grégoire, candidat de l'union de la gauche hors LFI, a exprimé son « choc » et sa « colère ». Sophia Chikirou (LFI) s'est interrogée :
« Qui sont les responsables ? Pourquoi les alertes n'ont-elles jamais été suivies d'effet ? »Ces questions soulignent les tensions persistantes au sein de la gauche parisienne.
La mairie de Paris réagit, mais trop tard ?
Face à la polémique, la mairie de Paris a annoncé avoir lancé une enquête administrative, émis un signalement au parquet et suspendu deux animatrices mises en cause. Une réaction qui semble tardive pour de nombreux observateurs, alors que les dysfonctionnements étaient connus depuis longtemps.
Un scandale qui dépasse le périscolaire
Ce scandale révèle des problèmes structurels dans la gestion des services publics parisiens. Il interroge également sur la capacité des élus à assurer la sécurité et le bien-être des enfants. Dans un contexte de crise de la démocratie locale, cette affaire pourrait bien avoir des répercussions sur les prochaines élections municipales.