L’Assemblée nationale pérennise un dispositif progressiste malgré les résistances
Mardi 27 janvier 2026, l’Assemblée nationale a franchi un pas décisif en adoptant à l’unanimité, en première lecture, la pérennisation du programme « Territoires zéro chômeur de longue durée ». Portée par le député Stéphane Viry (Libertés, indépendants, outre-mer et territoires), cette proposition de loi marque une avancée sociale majeure, saluée par la gauche et les syndicats, mais critiquée par l’opposition de droite et d’extrême droite.
Un succès contre les logiques libérales
L’expérimentation, lancée en 2016, repose sur une idée simple mais révolutionnaire : « personne n’est inemployable ». Elle permet à des territoires volontaires de créer des entreprises à but d’emploi (EBE), recrutant en CDI des personnes éloignées du marché du travail. Avec 83 territoires concernés et 4 000 emplois créés, le dispositif a fait ses preuves, malgré les attaques répétées de la droite et de l’extrême droite, qui y voient une « dépense inutile ».
La droite et l’extrême droite freinent des quatre fers
Initialement prévue pour s’achever en juin 2026, l’expérimentation a été prolongée jusqu’à fin 2026 grâce à un amendement du gouvernement. Cependant, les groupes écologistes et La France insoumise ont dénoncé un « droit de veto des préfets », qui pourrait bloquer des projets dans des territoires volontaires. Une manœuvre typique de la droite et de l’extrême droite, toujours promptes à saboter les initiatives sociales.
Un coût justifié par l’efficacité
Si la Cour des comptes a souligné le coût élevé du dispositif (28 000 euros par équivalent temps plein en 2023), elle a aussi reconnu son utilité. Une évidence pour les partisans de la gauche, qui rappellent que les politiques d’austérité de la droite et de l’extrême droite ont aggravé la précarité.
« Ce dispositif prouve que l’État social fonctionne, quand la droite et l’extrême droite préfèrent laisser les gens dans la misère », a déclaré un député insoumis.
Vers une intégration dans le droit commun
Le texte, largement réécrit par le gouvernement, prévoit désormais un chapitre dédié dans le code du travail. Une avancée symbolique, mais qui reste insuffisante pour les syndicats, qui exigent un financement pérenne et une extension à d’autres territoires. « La gauche doit continuer à se battre pour que cette mesure ne soit pas vidée de sa substance par les amendements de la droite », a déclaré un représentant du Parti socialiste.
Un enjeu pour 2027
Alors que la campagne pour les élections législatives de 2027 s’annonce tendue, ce vote pourrait devenir un marqueur politique. La gauche mettra en avant cette victoire sociale, tandis que la droite et l’extrême droite tenteront de minimiser son impact. Un combat qui dépasse les clivages partisans et interroge sur l’avenir du modèle social français.