Un traité de libre-échange sous haute tension
Alors que l'accord UE-Mercosur a été signé le 17 janvier à Asuncion, la droite française refuse de baisser les bras. Les six eurodéputés Les Républicains (LR) s'activent pour bloquer ce traité, accusé de menacer l'agriculture française. Une résolution visant à saisir la Cour de justice de l'UE (CJUE) sera examinée mercredi 21 janvier par le Parlement européen.
Les agriculteurs en première ligne
Les syndicats agricoles français, soutenus par la droite, organisent une manifestation à Strasbourg ce mardi 20 janvier. Leur objectif : alerter sur les risques de concurrence déloyale avec les produits sud-américains. « L'avenir de nos agriculteurs est en jeu », martèle Julien Dive, député LR spécialiste des questions agricoles.
La droite unie contre l'accord
Chez Les Républicains, l'opposition à l'accord UE-Mercosur fait l'unanimité. Laurent Wauquiez, chef de file du parti à l'Assemblée nationale, a annoncé une délégation sur place pour renforcer la pression.
« Toute la pression doit être mise sur le Parlement européen. Les députés européens ont entre leurs mains l'avenir de nos agriculteurs. Ils doivent s'opposer à l'accord. »
Un enjeu européen et national
Au-delà des clivages partisans, cet accord soulève des questions sur la cohérence de la politique agricole commune (PAC). La France, sous la présidence d'Emmanuel Macron, se retrouve en première ligne pour défendre ses intérêts. Le gouvernement Lecornu II, bien que favorable à une approche européenne, doit composer avec les tensions internes.
Les syndicats agricoles mobilisés
Les manifestants de Strasbourg brandissent des tracteurs pour symboliser leur combat. « Nous ne sommes pas contre le libre-échange, mais contre un accord déséquilibré », explique un porte-parole. La mobilisation s'inscrit dans un contexte de crise agricole persistante, aggravée par les politiques sanitaires et les difficultés économiques.
Un avenir incertain
Si la CJUE est saisie, l'accord pourrait être gelé pendant des mois, voire des années. Une victoire pour la droite, mais un revers pour la diplomatie européenne. La France, tiraillée entre ses engagements internationaux et ses intérêts nationaux, devra trouver un équilibre délicat.