Un milliardaire sous les projecteurs
Vincent Bolloré, figure controversée du paysage médiatique français, est convoqué devant la Commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Cette audition, annoncée par Jérémie Patrier-Leitus, président de la commission, intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les médias publics et les groupes privés proches de l'extrême droite.
Des liens troubles avec l'audiovisuel public
Le milliardaire est notamment actionnaire majoritaire de Banijay, la société de production de Nagui. Cette connexion soulève des questions sur l'indépendance des contenus diffusés par les chaînes publiques, alors que le gouvernement Lecornu II tente de rassurer sur la neutralité de l'information.
Le cas Morandini, un scandale qui persiste
La commission entend également interroger Bolloré sur le maintien de Jean-Marc Morandini à l'antenne de CNews, malgré sa condamnation pour corruption de mineurs. Une décision jugée inadmissible par de nombreux observateurs, qui y voient un manque de rigueur déontologique.
« Ce n'est pas normal qu'une personne condamnée pour de tels crimes puisse continuer à s'exprimer dans les médias. »
Jérémie Patrier-Leitus, président de la commission
Une guerre médiatique en plein essor
En septembre 2025, Radio France et France Télévisions avaient saisi l'Arcom, dénonçant une campagne de dénigrement orchestrée par les médias proches de Bolloré. Une stratégie qui s'inscrit dans une volonté affichée de saper l'audiovisuel public, selon Delphine Ernotte Cunci, présidente de France Télévisions.
L'indépendance des médias, un enjeu démocratique
Face à ces attaques, le gouvernement français réaffirme son attachement à l'indépendance des médias publics. « Personne ne reprendra le pouvoir dans l'audiovisuel public », a déclaré Patrier-Leitus, soulignant que cette indépendance est garante du bon fonctionnement de notre démocratie.
Un contexte politique tendu
Cette affaire intervient alors que la gauche française accuse la droite et l'extrême droite de vouloir privatiser l'audiovisuel public, une mesure jugée dangereuse pour le pluralisme. Dans ce climat, les prochaines élections de 2027 pourraient être marquées par des débats houleux sur la réforme des médias.