Un budget adopté sous tension
Le budget 2026 a été définitivement adopté lundi soir, après un marathon parlementaire de 350 heures de débats. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a échappé de justesse à deux motions de censure, déposées par la gauche hors PS et le Rassemblement National (RN).
Une adoption controversée
Le gouvernement a dû recourir à l'article 49.3 pour faire passer le texte, bénéficiant du soutien des socialistes. Les deux motions de censure ont été rejetées, permettant à la vie parlementaire de reprendre son cours. Cependant, l'opposition promet une vigilance accrue sur les textes à venir.
Les textes attendus
Parmi les projets de loi annoncés figurent le retour en deuxième lecture du texte sur la fin de vie, une actualisation de la loi de programmation militaire, des textes sur la police municipale, la Nouvelle-Calédonie, la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) et un projet de loi "d'urgence" agricole. Ce dernier texte, particulièrement attendu par le secteur en crise, suscite déjà des tensions.
L'opposition se prépare aux élections
Alors que le Premier ministre a assuré ne pas être candidat à l'Élysée et a recommandé à ses ministres de se tenir éloignés des municipales, les Insoumis affichent une stratégie offensive. "Si vous voulez que ça change dans ce pays, vous avez une première étape, c'est les 15 et 22 mars prochains", lance l'insoumis Aurélien Lecoq. Jean-Luc Mélenchon a d'ailleurs qualifié ces élections de "galop d'essai" pour la présidentielle de 2027.
Une gauche mobilisée
Les députés de l'opposition, notamment ceux du RN, promettent de continuer le combat. "On est un groupe farouchement opposé à ce texte donc on va continuer à se battre dans l'intérêt de la France et des Français", déclare le député RN Philippe Ballard. La gauche, quant à elle, mise sur une mobilisation générale pour "assumer la rupture avec la Macronie et ses complices".
Un contexte politique tendu
Alors que la crise des finances publiques et la crise agricole continuent de peser sur le gouvernement, les partis de l'opposition se préparent activement aux prochaines échéances électorales. Les municipales de mars prochain pourraient bien être un premier test pour la présidentielle de 2027, où la gauche espère écraser la concurrence.