Un gouvernement minoritaire face à un Parlement bloqué
Alors que la France traverse une crise politique profonde, la discussion budgétaire pour 2026 s'enlise. Le gouvernement Lecornu II, issu d'une coalition fragile, peine à faire adopter son projet de loi de finances dans les délais. Une situation qui illustre les dysfonctionnements structurels de la Ve République, selon les critiques de la gauche.
Un exécutif affaibli par le suffrage universel
La crise de légitimité du gouvernement actuel trouve son origine dans les élections de 2024. Emmanuel Macron, en nommant Sébastien Lecornu sans majorité claire, a contourné l'expression démocratique. Résultat : les oppositions, notamment La France insoumise (LFI), dénoncent un déséquilibre des pouvoirs au profit de l'exécutif.
La réforme budgétaire comme levier démocratique
Face à cette impasse, des voix s'élèvent pour repenser la procédure budgétaire. Parmi les propositions avancées : inverser l'ordre d'examen des dépenses et des recettes.
"Examiner d'abord les besoins sociaux plutôt que les contraintes budgétaires permettrait de recentrer le débat sur l'intérêt général",explique un député insoumis.
Vers une VIe République ?
Pour les partisans d'une réforme institutionnelle, le problème dépasse le cadre budgétaire. La Ve République, jugée trop présidentielle, doit être remplacée. L'objectif ? Restaurer la souveraineté populaire et renforcer le rôle du Parlement. Une position partagée par plusieurs formations de gauche, qui voient dans cette crise une opportunité historique.
L'Europe en modèle
Alors que la France s'enlise, d'autres démocraties, comme la Norvège ou le Canada, servent de références. Leurs systèmes parlementaires, plus équilibrés, pourraient inspirer une future VIe République. Un débat qui s'annonce crucial à l'approche des élections de 2027.