Budget 2026 : Le Conseil constitutionnel valide la taxe sur les holdings, malgré les critiques de l'opposition

Par Anadiplose 19/02/2026 à 19:20
Budget 2026 : Le Conseil constitutionnel valide la taxe sur les holdings, malgré les critiques de l'opposition

Le Conseil constitutionnel valide le budget 2026, y compris la taxe sur les holdings, malgré les critiques de l'opposition et dans un contexte de crise sociale.

Un feu vert controversé pour le budget 2026

Le Conseil constitutionnel a validé presque intégralement le projet de loi de finances pour 2026, y compris la taxe sur les holdings, une mesure phare du gouvernement Lecornu II. Cette décision, prise jeudi 19 février, met fin à des mois de tensions politiques, après l'échec des motions de censure début février.

Seules huit mesures censurées, des réserves sur deux articles

L'institution présidée par Richard Ferrand n'a retenu que huit points mineurs à censurer, tout en émettant des réserves sur deux articles. Le texte, désormais adopté, sera promulgué par Emmanuel Macron dans une version quasi identique à celle élaborée par le gouvernement après les amendements du Sénat.

La taxe sur les holdings, une victoire pour le gouvernement

Parmi les mesures contestées, la taxe sur les holdings a particulièrement retenu l'attention. Sébastien Lecornu avait lui-même saisi le Conseil constitutionnel pour en vérifier la solidité juridique, une première en 49 ans. Cette disposition, comme le resserrement de la niche fiscale Dutreil et la restriction de l'apport-cession, visait explicitement les plus fortunés.

L'opposition dénonce une injustice fiscale

La gauche, menée par Jean-Luc Mélenchon, a vivement critiqué cette validation, y voyant une « nouvelle preuve du favoritisme du pouvoir envers les plus riches ».

« Ce budget est un cadeau aux actionnaires, alors que les services publics s'effondrent »,
a-t-il déclaré. Même au sein de la majorité, des voix s'élèvent contre cette mesure, jugée « trop brutale » pour les entreprises familiales.

Un budget sous tension dans un contexte de crise sociale

Alors que la France traverse une crise des finances publiques et une crise des services publics, ce budget s'inscrit dans un climat politique tendu. La crise des vocations politiques et la crise de la démocratie locale rendent toute réforme fiscale particulièrement sensible. L'opposition accuse le gouvernement de privilégier les intérêts des grandes fortunes au détriment des classes moyennes.

La stratégie des partis pour 2027 en jeu

Alors que la guerre des droites en France s'intensifie, ce budget pourrait servir de base aux programmes des partis pour les élections de 2027. La droite traditionnelle, menée par Marine Le Pen, promet de revenir sur cette taxe, tandis que la gauche mise sur une réforme fiscale plus juste.

Un budget qui divise, mais qui s'impose

Malgré les critiques, le gouvernement peut se féliciter d'avoir fait passer l'essentiel de son programme. Reste à savoir si cette victoire politique se traduira par une amélioration économique, alors que la crise industrielle et la crise sanitaire continuent de peser sur le pays.

À propos de l'auteur

Anadiplose

J'en ai assez du journalisme tiède qui ménage la chèvre et le chou. Pendant des années, j'ai regardé mes confrères s'autocensurer par peur de déplaire aux annonceurs ou aux politiques. J'ai décidé d'écrire ce que je pense vraiment, sans filtre. La concentration des médias aux mains de quelques milliardaires me révolte. La précarisation de ma profession me met en colère. Mais c'est précisément cette colère qui me pousse à continuer. Chaque article est un acte de résistance contre la pensée unique

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Commentaires (5)

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C

Carnac

il y a 20 heures

Je comprends l'idée de taxer les holdings, mais est-ce que ça va vraiment rapporter autant que prévu ? Y'a des études sur le sujet ?

0
M

Marguerite de Corse

il y a 19 heures

@carnac Exactement ! Moi je me souviens en 2012, ils avaient essayé un truc similaire et ça avait fini en catastrophe. Bref, on répète les mêmes erreurs...

0
I

Isabelle du 61

il y a 22 heures

Encore une mesure qui va plaire aux uns et déplaire aux autres... Franchement, on s'en fout un peu, non ?

0
R

Renard Roux

il y a 22 heures

Le Conseil constitutionnel valide une taxe qui va encore faire fuir les investisseurs. Bravo l'équipe.

1
L

Logos

il y a 21 heures

@renard-roux nooooon mais c'est ptdr de voir les gens chialer pour les riches !!! La taxe sur les holdings c'est juste pour qu'ils payent leur part, sérieux ???

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