Un budget sous haute tension
Vendredi 23 janvier, l'Assemblée nationale a repoussé deux motions de censure contre la première partie du budget 2026, celle relative aux recettes. Une victoire pour le gouvernement Lecornu II, mais qui cache mal les fractures politiques persistantes.
Un soulagement relatif
Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a accueilli avec soulagement les représentants du monde économique à Bercy. La première bonne nouvelle, c'est que nous n'avons pas dû annuler cette cérémonie de vœux
, a-t-il plaisanté, avant d'ajouter : La France est sur le point d'avoir un budget, enfin !
Pourtant, le texte, qui devrait être promulgué mi-février avec un mois et demi de retard, reste contesté. La droite et l'extrême droite dénoncent un budget trop rigide, tandis que la gauche critique son manque d'ambition sociale.
Les marchés saluent, mais la défiance persiste
Les marchés financiers ont réagi positivement à l'adoption du budget. Le spread, indicateur clé de la confiance des investisseurs, est retombé à 59 points de base, son plus bas niveau depuis juin 2024. Un signe de confiance ? Pas si sûr.
Certains analystes rappellent que ce mouvement pourrait être temporaire, lié à des facteurs conjoncturels plutôt qu'à une réelle amélioration des finances publiques. La dette française reste élevée, et les perspectives de croissance, fragiles.
Un compromis qui cache des tensions
Le compromis trouvé par Sébastien Lecornu sur les dépenses publiques est perçu comme un pansement plutôt qu'une solution durable. La gauche dénonce un budget au service des marchés
, tandis que l'extrême droite accuse le gouvernement de brader l'avenir de la France
.
Dans ce contexte, la promesse d'un budget équilibré
par le gouvernement semble bien fragile. Les prochains mois seront décisifs pour savoir si la France peut éviter une nouvelle crise financière.