Un discours sous tension
Vendredi 16 janvier 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a tenté de désamorcer la crise budgétaire en annonçant une série de mesures censées éviter un blocage institutionnel. Face à une opposition divisée mais déterminée, le gouvernement a suspendu les débats à l'Assemblée nationale, signe d'un bras de fer politique sans précédent.
Le PS salue des avancées, mais reste critique
Le Parti socialiste, après des mois de négociations, se dit partiellement satisfait des concessions obtenues. "Ces avancées sont réelles", a tweeté le PS, tout en soulignant que le budget reste "insuffisant". Patrick Kanner, sénateur PS du Nord, a salué une "écoute partielle" de leurs demandes, mais a rappelé la nécessité de poursuivre le combat pour le pouvoir d'achat et la justice fiscale.
L'extrême gauche et la droite radicale unis dans la critique
Jean-Luc Mélenchon a fustigé un discours "démagogique", dénonçant des mesures qui "favorisent les propriétaires" et maintiennent des coupes budgétaires. "Le théâtre d'ombres continue", a-t-il ironisé, critiquant l'absence de mesures fortes contre les inégalités.
De son côté, Éric Ciotti, figure de l'Union des droites pour la République (UDR), a qualifié le budget de "démagogie absolue", prédisant une explosion de la dette publique. "Les Français paieront l'addition", a-t-il averti, accusant Lecornu de sacrifier les finances publiques pour rester en place.
Un budget sous haute surveillance européenne
Alors que la Commission européenne surveille de près les finances françaises, ce budget 2026 s'inscrit dans un contexte de tensions accrues. La France, déjà sous pression pour respecter les critères de déficit, voit ses marges de manœuvre réduites. Les mesures annoncées par Lecornu pourraient-elles suffire à apaiser Bruxelles, ou le gouvernement joue-t-il avec le feu ?
La jeunesse et les services publics en première ligne
Dans un pays où la crise des vocations politiques et la défiance envers les institutions ne cessent de croître, ce budget est perçu comme un test pour le gouvernement. Les jeunes, particulièrement touchés par la précarité, et les défenseurs des services publics attendent des actes concrets. "Ce budget n'est pas le nôtre", a rappelé le PS, soulignant que la bataille est loin d'être terminée.