Budget 2026 : Les gagnants et les perdants d'un texte sous tension politique

Par Decrescendo 02/02/2026 à 21:25
Budget 2026 : Les gagnants et les perdants d'un texte sous tension politique

Budget 2026 : les retraités, étudiants et hauts revenus dans le viseur. Un texte adopté sous tension, entre avancées sociales et reculs symboliques.

Un budget adopté sous haute tension politique

Le budget 2026 vient d'être définitivement adopté, après un marathon parlementaire marqué par l'usage du 49.3 et des tensions politiques intenses. Ce texte, qui cristallise les clivages entre majorité et opposition, apporte des changements significatifs pour certains Français, tout en abandonnant des mesures controversées.

Les retraités épargnés, mais pour combien de temps ?

Contre toute attente, le gouvernement a dû renoncer à sa réforme de l'abattement fiscal des retraités. Le projet visant à remplacer l'abattement de 10% par un forfait de 2 000 euros a été rejeté, une victoire symbolique pour les associations de retraités. Pourtant, cette mesure pourrait revenir sur la table dans les prochaines années, alors que les finances publiques restent sous pression.

Les hauts revenus toujours dans le viseur

La contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR), instaurée en 2025, est prolongée jusqu'à la réduction du déficit sous les 3%. Cette taxe, qui impose un taux minimal de 20% aux ménages gagnant plus de 250 000 euros, reste une mesure phare de ce budget. Une avancée sociale, saluée par la gauche, mais critiquée par la droite comme une mesure confiscatoire.

Les étudiants : des mesures à double tranchant

Les étudiants bénéficieront dès mai de repas à un euro dans les restaurants universitaires, une mesure étendue à tous. Une bonne nouvelle, mais qui contraste avec la suppression du financement du permis de conduire via le CPF, sauf pour les demandeurs d'emploi. Une décision perçue comme un recul social par les syndicats étudiants.

Pouvoir d'achat : quelques avancées, mais des lacunes

La prime d'activité sera augmentée de 50 euros en moyenne pour 3 millions de ménages, une mesure saluée par les associations caritatives. En revanche, le gel initial des prestations sociales a été évité, mais les APL ne seront revalorisées qu'au niveau de l'inflation, une mesure jugée insuffisante par les opposants.

Un budget sous influence européenne

Alors que la France doit respecter les critères de déficit imposés par Bruxelles, ce budget 2026 illustre les tensions entre souveraineté nationale et contraintes européennes.

L'équilibre reste fragile, et les prochaines élections pourraient tout bouleverser.
Dans ce contexte, la gauche appelle à une réforme fiscale plus juste, tandis que la droite dénonce un budget trop rigide.

Les ombres du texte

Plusieurs mesures phares ont été abandonnées, comme la taxe Zucman ou la réforme de l'ISF. Des choix qui reflètent les compromis politiques nécessaires, mais qui laissent certains observateurs sceptiques sur la capacité du gouvernement à mener une politique sociale ambitieuse.

À propos de l'auteur

Decrescendo

J'ai couvert les manifestations contre la réforme des retraites, les Gilets jaunes, les soignants en colère. J'ai vu des CRS charger des infirmières. J'ai vu des préfets interdire des manifestations au mépris du droit. J'ai vu des ministres mentir effrontément à la télévision. Cette violence institutionnelle, je la dénonce sans relâche. On me traite parfois d'extrémiste parce que je rappelle simplement ce que dit la Constitution. Tant pis. Je préfère être un démocrate radical qu'un complice.

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Commentaires (5)

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Enora du 69

il y a 2 semaines

Comparaison internationale : en Allemagne, ils ont augmenté les retraites de 3,5% en 2026. Nous, on nous parle de 'rééquilibrage'. Franchement, on est où là ?

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G

GameChanger

il y a 2 semaines

Le pire c'est pas le budget, c'est les gens qui vont s'énerver sur les réseaux. Genre 'c'est la fin du monde !' alors qu'ils voteront pareil en 2027. La comédie humaine, quoi.

3
J

Jean-Marc C.

il y a 2 semaines

Moi ce qui m'étonne, c'est qu'on parle encore de 'gagnants et perdants'. En 2026, on sera tous des perdants, mais avec des badges différents. Bref, l'important c'est de participer...

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C

Carcassonne

il y a 2 semaines

Nooooon mais sérieux ??? Les retraités encore dans le viseur ??? Franchement, on a pas déjà assez galéré ??? Pfff...

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C

Corollaire

il y a 2 semaines

@carcassonne Bah quoi, c'est pas comme si on avait l'habitude. En 2026, y'aura juste plus de retraités dans le viseur, mais plus de viseurs. Progrès social, quoi.

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