Une motion de censure en préparation
La députée écologiste Sandrine Rousseau a annoncé dimanche 18 janvier qu'elle voterait sans hésitation une motion de censure contre le gouvernement si celui-ci recourait au 49.3 ou aux ordonnances pour faire adopter le budget 2026. Une position ferme qui s'inscrit dans un contexte de tensions croissantes à l'Assemblée nationale.
Un gouvernement « imposé en dehors de la démocratie »
Pour justifier sa décision, Sandrine Rousseau a dénoncé un exécutif « imposé en dehors de la logique démocratique de la Cinquième République ». Elle estime que le budget 2026, présenté par le Premier ministre Sébastien Lecornu, manque de vision et aggrave les difficultés des Français.
« Ce gouvernement, qui a été imposé en dehors de la logique démocratique de la Cinquième République, ne doit pas être poursuivi. »
Les socialistes en ligne de mire
La députée écologiste a également critiqué la stratégie du Parti socialiste, qui a négocié avec le gouvernement pour obtenir des concessions sociales. « Je ne comprends pas ce que font les socialistes », a-t-elle déclaré, jugeant que les mesures annoncées par Lecornu ne constituent pas des « progrès », mais seulement une « non-dégradation » par rapport à l'année précédente.
Le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a pourtant appelé ses troupes à ne pas censurer le gouvernement, sous réserve d'obtenir des garanties sur le financement des mesures. Une position que Sandrine Rousseau qualifie de « incompréhensible », au regard des enjeux sociaux et économiques.
Un budget « sans vision »
Pour Sandrine Rousseau, le budget 2026 est « sans vision ». Elle dénonce notamment l'augmentation de la prime d'activité, qu'elle juge insuffisante pour améliorer durablement le pouvoir d'achat. « Cela ne donne aucun droit social », souligne-t-elle, en opposition à une hausse des salaires, qui aurait selon elle un impact plus structurel.
La députée écologiste a également critiqué le manque de mesures ambitieuses en faveur du logement et des étudiants, deux sujets sensibles dans un contexte de crise du logement et de précarité étudiante croissante.
Un climat politique tendu
Alors que le gouvernement tente de rassembler une majorité fragile autour du budget, les critiques de Sandrine Rousseau pourraient alimenter les divisions au sein de l'opposition. Les prochains jours seront décisifs pour savoir si le gouvernement parviendra à éviter une motion de censure, qui pourrait fragiliser davantage l'exécutif.