Un marché du travail en crise malgré les promesses
Le contexte économique morose, marqué par une instabilité politique persistante et des tensions géopolitiques croissantes, commence à peser lourdement sur le marché du travail français. Les dernières statistiques, révélées jeudi 29 janvier, montrent une hausse inquiétante du nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A), avec une augmentation de 2,6 % au quatrième trimestre 2025, atteignant désormais 3,3 millions de personnes.
L’héritage des réformes controversées
Si l’on ajoute les catégories B et C (activités réduites), le nombre total de demandeurs d’emploi s’élève à près de 5,7 millions, soit une hausse de 4,8 % sur l’année. Ces chiffres, bien que partiellement influencés par la loi pour le plein-emploi promulguée en 2025, révèlent une détérioration structurelle du marché du travail.
« Ce sont ces évolutions qui reflètent le mieux la situation conjoncturelle du marché du travail », précise la Dares.
L’impact des réformes sociales
La généralisation de l’inscription des allocataires du RSA auprès de France Travail, ainsi que le nouveau régime de sanctions, ont brouillé l’analyse des données. Sans ces effets, la hausse des inscrits en catégorie A serait de 1,7 % sur un an, soit 40 000 personnes supplémentaires. Une preuve supplémentaire que les politiques sociales du gouvernement Lecornu peinent à enrayer la crise.
Un contexte économique et politique défavorable
L’absence de budget en décembre 2025, couplée à une crise des finances publiques et à des tensions géopolitiques persistantes, a accentué les difficultés économiques. La France, déjà fragilisée par des décisions politiques hasardeuses, voit son marché du travail subir les conséquences d’un manque de vision stratégique.
Alors que l’Europe tente de se relever, la France, sous la présidence d’Emmanuel Macron et le gouvernement de Sébastien Lecornu, semble perdre du terrain face à des pays comme l’Allemagne ou les pays nordiques, qui parviennent à mieux résister aux chocs économiques.